Avec le site Ah la vache, les éleveurs passent à la vente directe

Charlène Lermite |
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Dans un système où éleveurs comme consommateurs ne s’y retrouvent pas, Arnaud Billon a décidé de créer en 2012 Ah la vache, un site de vente directe de viande. Avec ses produits de qualité, ce site d'économie collaborative, a trouvé sa clientèle en région parisienne. 

ah la vache
ah la vache© DR

"Un prix juste et de la qualité". C’est le crédo simple d’Arnaud Billon, 29 ans, à la tête d’Ah la vache, un site de vente en ligne de viande qu’il a co-créé en mai 2012 avec Camille de Boissieu. Lassé de vendre ses produits en dessous de leur prix de revient, le jeune homme qui venait de reprendre la ferme familiale, a choisi de fonder Ah la vache ! Le principe est simple, le site de vente en ligne achète la viande aux éleveurs à un cours fixe, déterminé au préalable avec le producteur et qui est réévalué chaque année. Ah la vache prend en charge la vente, la logistique et la livraison des produits. Avec ce service de vente en ligne, c’est tout le système de distribution qui est revu, un système dans lequel "de A à Z on ne s’y retrouvait pas, de l’éleveur au consommateur" analyse Arnaud Billon. Le jeune homme explique ne pas comprendre "devoir vendre en dessous du prix de revient, sous prétexte de l’aide reçue de la PAC". Il poursuit, "c’est quelque chose qui est interdit par la loi et qu’ici la loi réclame de faire". Au-delà des prix, pour Arnaud Billon, c’est la qualité des produits qui n’est pas valorisée.

La qualité pour point d’orgue

Avec des races bovines comme la Salers, la Limousine ou la Blonde d’Aquitaine, la qualité est un des éléments essentiels chez Ah la vache. Les éleveurs respectent un cahier des charges précis pour assurer la vente du meilleur produit possible. Arnaud Billon explique que les animaux doivent passer le plus de temps possible dehors, ils doivent être nourris avec des céréales produites sur l’exploitation agricole. "Nous sommes sur de l’agriculture raisonnée voire bio, nous n’utilisons pas de Roundup" raconte Arnaud Billon. Les animaux tous élevés dans l’Orne (61), prennent aussi le moins possible d’antibiotiques. L’abattage est effectué dans les entrepôts de professionnels comme Charal et Bigard, car ils sont régulièrement contrôlés et respectent la loi qui est draconienne. La découpe se fait dans un laboratoire extérieur. Côté saveur, il n’y a pas de secret, "c’est moi qui goûte les produits" sourit cet amateur de viande.

Pour le fondateur d’Ah la vache, la vente directe est la clé de l’avenir

Pour une qualité supérieure, le fondateur d’Ah la vache assure fournir une viande à un prix inférieur à celui de certains industriels, et à un tarif similaire à celui de boucheries traditionnelles, mais à domicile. Le jeune homme explique que ses prix sont même inférieurs à ceux des sites concurrents. Côté clientèle, Ah la vache a ses fidèles, de la famille avec enfants, aux bobos qui aiment bien manger, en passant par les jeunes, et les viandards. Le panier moyen des clients d’Ah la vache est de 60 euros. Si la vente en ligne dématérialise le lien avec le boucher, le livreur, qu’Arnaud Billon surnomme son "dealer de bonheur", rétablit le lien avec la clientèle parisienne. "Il donne des nouvelles des animaux, peut expliquer des recettes" poursuit le jeune homme. Initialement tourné vers la région parisienne, Ah la vache prend aussi dans l’Orne, où la plupart des animaux sont élevés. Arnaud Billon aimerait que le site prenne aussi dans d’autres régions françaises. Il étudie pour l’instant les possibilités et réfléchit encore au modèle qui conviendra le mieux à son site de vente en ligne. 

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