Babillage autour de la pub (et) des produits alimentaires pour enfants

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L'UFC-Que Choisir accuse les industriels de ne pas tenir leurs engagements sur la pression publicitaire et sur l'amélioration de la qualité nutritionnelle des produits. Réactions.

Trop gras, trop sucrés... Et trop promus en télévision ! L'UFC-Que Choisir repart en croisade contre les publicités des produits alimentaires pour enfants.

Deux ans à peine après la signature d'une charte entre l'industrie alimentaire et les médias, l'association a souhaité faire un premier état des lieux. « La pression publicitaire s'est aggravée, et l'alimentation des enfants apparaît encore plus déséquilibrée », lance d'emblée Alain Bazot, président de l'UFC Que Choisir.



Les efforts des fabricants


Selon l'étude, les budgets communication des industriels n'ont pas diminué, mais les publicités pour les produits gras et sucrés constituent encore 80 % des spots alimentaires diffusés durant les programmes enfants, même si leur nombre a diminué. « Forcée de reconnaître les efforts des industriels durant les écrans jeunesse (7 % de présence, soit 6 fois moins qu'en 2006), conséquence directe du désengagement impulsé dès le milieu des années 2000 par la profession, l'UFC cherche à nous attaquer sur d'autres terrains qui n'ont jamais relevé du domaine de la charte », répond Cécile Rauzy, chef du service qualité nutrition de l'Ania.

Portant essentiellement sur les bonnes pratiques de communication, cette charte, à laquelle l'UFC était opposée dès le départ, vise à moraliser les scénarios des spots, en évitant, par exemple, de montrer des enfants en train de grignoter devant la télévision. « Non seulement nos campagnes ne sont plus diffusées lorsque l'audience des enfants de moins de 12 ans dépasse 25 %, mais elles ne s'adressent plus directement à eux. De plus, elles mettent en avant une alimentation équilibrée », souligne Christophe Bordin, responsable des relations extérieures de Ferrero.



Encadrement législatif


« Un minimum ! », rétorque l'UFC, qui réaffirme sa volonté de mettre en place un cadre législatif strict de ces publicités aux heures de grande écoute des enfants. « Notre objectif est de pousser les industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits », déclare Alain Bazot.

« Ce travail, intégré dans le Programme national nutrition et santé, a été engagé depuis longtemps et fait l'objet d'un suivi par l'Ocali, un observatoire indépendant », rappelle l'Ania. Concrètement, depuis cet été, Mars affiche sur ses barres une teneur en graisses saturées inférieure de 40 à 50 % à celle des 25 premiers produits concurrents. Ferrero, qui a réduit les acides gras, avoue avoir une marge de manoeuvre étroite. « Faire du Nutella Light serait à la fois impossible, improductif et rejeté par les consommateurs. » Enfin, Nestlé affirme avoir baissé, ces dernières années, le sel de 19 % et le sucre de 11 % sur sa gamme enfants/ados et annonce une nouvelle baisse de 13 % sur les céréales Nesquik de 35 à 30,4 g (100 g). Avant de regretter que les milliards investis par les industriels dans la recherche nutritionnelle et, en l'occurrence, par Nestlé, ne soient systématiquement démolis.

80%

Le pourcentage de spots alimentaires qui portent sur des produits jugés trop gras et sucrés. En tête : la confiserie (32 %), la restauration rapide (26 %), les céréales (11 %) et les boissons sucrées (7 %).

Source : UFC-Que Choisir

7%

Le pourcentage de présence des publicités alimentaires enfants durant les programmes enfants

Source : Kantar Media

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Article extrait du magazine N° 2163

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