Casino et Galeries Lafayette entament un bras de fer pour Monoprix
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Associés à 50/50 au sein de Monoprix, les groupes Casino et Galeries Lafayette entament ce qui ressemble à un long bras de fer. On savait l’année 2012 cruciale pour l’avenir de Monoprix, les deux partenaires ayant la possibilité d’exercer soit un « put », pour les Galeries Lafayette, soit un « call », pour Casino : en clair une option de vente de ses parts pour le premier, une option d’achat pour le second. Mais à condition, bien sûr, de s’entendre sur le prix. Et c’est visiblement là que le bât blesse. Début décembre 2011, Galeries Lafayette fait part de son intention d’exercer son droit auprès de Casino, et engage un processus d’évaluation du prix, pour aboutir, au final, à la somme de 1,35 milliard d’euros. Cette offre, Casino annonce l’avoir rejetée, sa banque conseil étant, elle, parvenu plutôt à une évaluation de 700 millions d’euros. Du simple au double… Le groupe Galeries Lafayette s’est refusé à désigner un autre expert, et a assigné Casino devant le tribunal de commerce de Paris. Dans ce contexte, déjà tendu, et alors que la présidence du conseil d’administration de Monoprix devait être assurée par Casino à partir du 31 mars 2012, Galeries Lafayette a « choisi de violer ses engagements contractuels lors du conseil d’administration de Monoprix du 22 février 2012 » (ce sont les mots, forts, du communiqué de Casino), en faisant voter par les administrateurs qu’elle a désignés la prorogation du mandat de président directeur général de Philippe Houzé. En réponse, Casino annonce sa volonté de « saisir les juridictions compétentes pour faire respecter par Galeries Lafayette ses engagements. »
A lire ici, l'histoire d'un "call" et d'un "put", telle que relatée par LSA dans son numéro 2211 du 19 janvier 2012.









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