Comment la Fnac entend s'ériger en concurrent de Decathlon [Exclu LSA]

JEAN-NOËL CAUSSIL |
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

La Fnac se lance dans le sport. Depuis quelques semaines, le site Internet de la Fnac propose une offre, forte de quelque 80.000 produits, sur les marchés du sport. Tennis, cyclisme, football et autres sports de glisse : en tout, 40 catégories sont représentées. Une manière, via cette offre complètement travaillée en place de marché, c'est-à-dire confiée à des vendeurs extérieurs hébergés sur son site, de faire de la Fnac le nouveau grand concurrent de Decathlon ? Disons, pour l'heure, une manière de prendre pied sur ces marchés, pour les tester, et voir si les clients estiment que la Fnac y a une quelconque légitimité.  

La Fnac se lance dans le sport. En tout, quelque 80.000 articles proposés à la vente, sur son site de vente en ligne, via la marketplace, et 40 sports référencés.
La Fnac se lance dans le sport. En tout, quelque 80.000 articles proposés à la vente, sur son site de vente en ligne, via la marketplace, et 40 sports référencés.

Les places de marché ont ceci de formidable qu’elles permettent de tester, sans risque aucun, hormis peut-être celui de la confusion, de nouveaux marchés potentiels. On se souvient ainsi de Darty qui, via des vendeurs tiers, avait ouvert son site de vente en ligne aux jouets, à la puériculture et à l’équipement de la maison. Place maintenant à la Fnac qui, dans sa recherche de diversification, s’essaie, par ce biais, au marché du sport.

40 sports, 80.000 articles

La Fnac propose en effet, depuis quelques semaines, quelque 80.000 articles, classés parmi 40 sports répertoriés, depuis la glisse urbaine, le cyclisme ou les sports d’hiver, en passant par les sports nautiques ou ceux de raquette.

Prenons ces derniers en exemple. Tennis, tennis de table, badminton et squash, ils sont tous là, avec cette possibilité désormais offerte, sur le site de la Fnac, de s’approvisionner en raquette, balles et volants. Pour le tennis, les principales marques du secteur sont référencées, Babolat, Prince, Head ou Wilson, dans des gammes de prix allant de 20 à 300 euros. Le tout avec pas moins de 387 références de raquettes de tennis. C’est dire si, d’emblée, l’offre est large.

Les mêmes prix que sur les sites des partenaires

Parmi les vendeurs, figure notamment Sports Dépôt, spécialiste de la vente d’articles de sports, dont le siège est situé à Charnay-lès-Mâcon, en Saône-et-Loire. En plus d’une activité de vente en ligne, Sports Dépôt dispose de huit boutiques à Mâcon, Villefranche, Belleville, Bourg-en-Bresse et Annecy.

Une rapide recherche permet de s’apercevoir que les prix sur le site de la Fnac ou sur celui du partenaire sont rigoureusement les mêmes : la Babolat B Fly 19 Blue Pink 20780 étant vendue dans les deux cas à 22,95 euros. Encore heureux, vous direz-vous… Certes, mais on a déjà vu quelques cas où il n’en allait curieusement pas ainsi. Chez Cornerhomme.com et Cdiscount par exemple

Un test vers une nouvelle diversification ?

Un bon point pour la Fnac, donc. Ceci étant posé, reste une question : quel intérêt, pour l’enseigne ? Et quels risques potentiels, aussi. L’intérêt, d’abord. Il est évident. Se lancer en "marketplace" sur ce marché du sport, nouveau pour la Fnac, a valeur de test. La greffe ne prend pas, tant pis, il suffira de retirer l’offre et on n’en parlera plus… Tout juste si la Fnac aura monopolisé quelques employés pour faire entrer ces 80.000 produits dans son catalogue. Avec, quand même, un gros travail graphique et de mise en cohérence avec ses autres marchés à la clé. Mais, disons, des investissements malgré tout assez faibles.

Si cette greffe prend, en revanche, la Fnac pourra alors envisager de pérenniser l’offre et, surtout, de la prendre à son compte, en la faisant entrer pourquoi pas en magasins. Cela paraît pour l’heure compliqué mais, après tout, qui misait sur le succès de la diversification engagée vers le petit électroménager, en 2012 ?

Le risque de brouiller l’image ?

Réponse : pas grand-monde. Et pourtant… En 2014 (le bilan 2015 est attendu dans les prochaines semaines), la Fnac a réalisé 11% de son chiffre d’affaires grâce aux nouvelles familles de produits (jeux/jouets, maison/design – dont électroménager, papeterie, téléphonie et objets connectés) qu’elle a fait entrer dans son catalogue, contre 6% en 2013. Cela représente, mine de rien, près de 430 millions d’euros, sur un total se portant à 3,8 milliards. Une manne qui a permis de compenser les reculs des ventes de musique, CD et autres DVD.

Le seul risque que prend la Fnac avec ce test, en vérité, a trait à son image. La brouiller, diluer le message. Quoi, le premier libraire de France qui se met à vendre des vélos et des raquettes ? Consciente de ce danger, la Fnac, via son Lab’Client, recueille un maximum d’informations sur le ressenti de ses clients, les engageant, par l’envoi d’un questionnaire en ligne, à donner leur avis sur ce lancement dans le sport. Mais, encore une fois, c’est tout l’intérêt des places de marché que de pouvoir ainsi tester, facilement et à moindre coût, ce qui pourrait faire le succès de demain.

Réagir

Pseudo obligatoire

Email obligatoire

Email incorrect

Commentaire obligatoire

Captcha obligatoire

Carnet des décideurs

Alexandre  Viros

Alexandre Viros

Directeur e-commerce, marketing et marque de la Fnac.

Eric  Iooss

Eric Iooss

Directeur de l'organisation et des systèmes d'information de la Fnac

Charles Ravanne

Directeur Partenariats e-Commerce et Monétisation chez Fnac

Patrick  Grimbaum

Patrick Grimbaum

Directeur des systèmes d'information marchandises et fonctions support de la Fnac

Michel  Morvan

Michel Morvan

Directeur de la production informatique de la Fnac

Mourad  Bensadik

Mourad Bensadik

Directeur des opérations logistiques et transport de la Fnac

Serge Esposito

Serge Esposito

Directeur des systèmes d'information clients (e-commerce et magasins) de la Fnac

Pauline  Dollé-Labbé

Pauline Dollé-Labbé

Directrice marque et marketing multi canal de la Fnac

Frédérique  Gacon

Frédérique Gacon

Directrice des ressources humaines au sein du siège de la Fnac

Manuel  Biota

Manuel Biota

Directeur de la franchise et des nouveaux concepts de la Fnac

Jean-Christophe  Miege

Jean-Christophe Miege

Directeur services et pricing de la Fnac

Cláudia  Almeida E Silva

Cláudia Almeida E Silva

Directrice de la Zone Europe du Sud de la Fnac

Matthieu Malige

Matthieu Malige

Directeur financier groupe de la Fnac

Coralie  Piton

Coralie Piton

Directrice de la stratégie et du livre de la Fnac

Enrique Martinez

Enrique Martinez

Directeur général Europe du Nord de la Fnac

Frédérique  Giavarini

Frédérique Giavarini

Directrice des ressources humaines de la Fnac

Olivier  Theulle

Olivier Theulle

Directeur des opérations de la Fnac

Elodie Perthuisot

Directrice de la division produits de la Fnac

Alexandre Bompard

Alexandre Bompard

Président-directeur général de la FNAC

Katia  Hersard

Katia Hersard

Directrice e-commerce et marketing de la Fnac

Benoit Fremaux

Benoit Fremaux

Directeur des systèmes d'information et de la transformation digitale au sein de la Fnac

Nadine Coulm

Directrice des relations investisseurs et financements de la Fnac

Laurent Glépin

Directeur de la communication de la Fnac

Eric Surdej

Directeur général de la Fnac en Espagne

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
media
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA