Cosmétiques : Ségolène Royal veut protéger la santé des enfants

Mirabelle Belloir |
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Lors d’un déplacement à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), la ministre Ségolène Royal a rappelé le danger que représentent certaines substances chimiques présentes dans les produits d’hygiène utilisés pour les bébés et, plus particulièrement, pousse à l’interdiction de la méthylisothiazolinone (MIT).

Ségolène Royal veut pousser l'interdiction du conservateur MIT très allergène, présent dans certains produits pour bébés.
Ségolène Royal veut pousser l'interdiction du conservateur MIT très allergène, présent dans certains produits pour bébés.© Fotolia - Alexandr Vasilyev

La méthylisothiazolinone (MIT) est sous le feu des projecteurs médiatiques cette semaine. Ce conservateur, très présent dans les cosmétiques et les produits d’entretien, est aussi très allergisant. Une ONG européenne s’est inquiétée de la présence de ce produit dans des lingettes pour bébés dans un rapport publié lundi. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié mardi un avis recommandant de « mieux protéger et informer les consommateurs » sur cette substance. Hier, la MIT était dans le viseur de Ségolène Royal. La ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer a annoncé es actions concrètes pour la protection de la santé des enfants lors d’un déplacement à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS). Ségolène Royal « soutient une interdiction de la MIT pour les produits cosmétiques non rincés, c’est-à-dire qui sont destinés à rester sur la peau comme par exemple les lingettes pour bébé, ainsi qu'une forte diminution de la dose autorisée pour les autres produits cosmétiques comme le recommande l’Anses. » La ministre demande également « à l’agence européenne des produits chimiques (ECHA) d’accélérer le processus d’harmonisation de la classification pour la MIT afin que l’ensemble des autres usages de cette substance soient soumis aux mêmes doses limites ». Enfin, elle demandera  au Commissaire européen à la santé, qu’elle rencontre le 3 mars prochain, « une révision rapide des exigences européennes dans le cadre du règlement "Cosmétique", ainsi que pour une révision de la classification pour la MIT ».

La MIT pointée du doigt depuis longtemps

Même si elles sont très médiatisées cette semaine, les inquiétudes autour de la méthylisothiazolinone ne sont pas récentes. Fin 2012, la Société française de dermatologie avait révélé que la MIT, entraînait irritations et eczémas. Après la polémique autour des parabènes, la MIT a été très utilisée en substitution de ces composés accusés d’être des perturbateurs endocriniens. Et qui dit plus d’utilisation, signifie plus d’exposition. « Depuis 3 ans, en France comme en Europe, de nombreuses publications ont mis en évidence une augmentation alarmante du nombre de cas de sensibilisation à cette substance », explique l’Anses dans son rapport.

La MIT en cours d'interdiction dans les cosmétiques

La Fédération des entreprises de la beauté (Febea) rappelle que le « processus d’interdiction de la MIT dans les produits cosmétiques est déjà en cours au niveau de la Commission européenne et devrait intervenir fin septembre au plus tard ». La Febea a aussi souligné qu’elle et ses membres s’étaient engagés « depuis décembre 2013 à ne plus utiliser la MIT dans les produits cosmétiques non rincés, y compris les lingettes. »

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