Digital Retail : Le T-commerce, énième gadget ou future révolution du retail ?

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Le T-commerce, énième gadget ou future révolution du retail ?

 

S’il y a un métier qui ne connait pas la crise, c’est bien celui de consultant en charge de trouver de nouveaux concepts marketing. Le dernier en date (dans l’univers du retail) c’est celui de T-commerce (à prononcer « ti-commerce » of course). Bon le e-commerce, ça va, on maîtrise, le m-commerce (sur mobile) aussi, le f-commerce (sur Facebook) ce n’est pas très grave de ne pas le connaitre vu son succès… Mais le t-commerce, c’est quoi ? Tout simplement du e-commerce sur la télé. La télé devenant un appareil connectable au même titre qu’un PC ou un smartphone, c’est assez logique de la voir se transformer en terminal d’achat. Acheter depuis sa télé ou depuis son PC, quelle différence ?, pourrions-nous faire mine de nous interroger. Et bien la différence c’est que devant la télévision, le spectateur est réceptif. Son temps de cerveau est disponible en quelque sorte… Et l’acte d’achat peut s’effectuer durant un programme. L’enseigne américaine Target (numéro 2 derrière Wal-Mart) a lancé cette semaine une mini-série baptisée « Falling for You ». Une sorte d’ « Un gars-Une fille » dans laquelle les accessoires de déco, les vêtements des acteurs, le mobilier, les produits de beauté proviennent en majorité des magasins Target. En tout ce sont une centaine de produits qui seront ainsi exposés durant les trois épisodes que comporte la mini-série. Durant l’épisode, pour les spectateurs équipés d’une télé connectée,  une barre verticale apparait sur le côté de l’écran qui offre la possibilité de partager le produit sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Pinterest) et de l’acheter. Assez bluffant.

 

Si Target est le premier à avoir dégainé sur le T-commerce, cela fait quelques mois que l’idée trotte dans les têtes des services R&D des grands distributeurs. IKEA, en lançant son modèle de télé Uppleva a présenté un concept d’achat en ligne depuis sa télévision avec l’allemand Connept.

 

La réponse des acteurs du net ne devraient d’ailleurs pas tarder. Dans quelques semaines, TiVo, le numéro américain des box et décodeurs, va lancer un service d’achat en ligne avec Paypal et Comcast. Mais c’est surtout vers Google que tous les yeux sont braqués. Lors de la présentation initiale de sa Google TV, le géant américain avait évoqué la possibilité, grâce à son moteur de recherche, de retrouver et d’acheter à peu près tout ce que le spectateur voit à l’écran. Car pour l’heure, les expériences de T-commerce sont faites à partir de programmes « conçus » pour vendre en quelque sorte. Dans l’exemple du programme de Target, si le spectateur flashe sur des rideaux qui ne sont pas vendus dans l’enseigne, impossible de les trouver ou les acheter. En revanche, avec les futures itérations de la Google TV, cela pourrait devenir possible. A condition que les fournisseurs de contenus (en gros les chaines de télé) ne bloquent pas ces fonctionnalités. Car le danger pour elle c’est de devoir, à terme, partager le revenu des annonceurs avec Google. Logique. Si le moteur de recherche me permet d’un clic de télécommande d’acheter le produit dont la pub passe sur TF1, il est logique qu’il prélève sa dime au passage. Plus qu’un gadget marketing, le T-commerce pourrait donc bien bouleverser le commerce de demain… et le business model des fournisseurs de contenu.

 

 

L’iPhone de demain ressemblera certainement à ça

 

Les vidéos d’anticipation ne manquent pas sur la toile, surtout concernant les nouvelles technologies. Mais cette semaine, une a attiré notre attention, celle de la petite société Nexphone. D’abord parce qu’il s’agit d’un projet (la société cherchant des investisseurs pour lancer la production de son smartphone) ensuite parce qu’il semble correspondre aux attentes des consommateurs. Plus que des écrans souples ou des lunettes smartphones, le consommateur cherche aujourd’hui à faire communiquer simplement les produits entre eux. Le PC avec le téléphone, la télé avec la tablette, le smartphone avec le PC… Et le trait d’union c’est évidemment le smartphone, l’appareil numérique le plus facilement flexible et transportable. D’ailleurs, le très créatif Asus l’a bien compris en présentant en juin dernier ce combiné smartphone-tablette. Peut-être l’ancêtre de cet alléchant Nexphone.

  

 

 

Le jeu sur iPhone qui livre une pizza au meilleur joueur

 

Les bonnes idées étant souvent les plus simples, celle de Pizza Driver, simplissime, doit être très bonne. L’idée : un jeu de livraison de pizzas à télécharger sur iPhone et chaque jour, le joueur ayant réalisé le plus gros score reçoit une pizza chez lui. C’est une application de restauration mais on pourrait très bien imaginer ce type d’application dans le commerce. Alors que toutes les enseignes cherchent à faire connaitre leurs applis mobiles, concevoir un jeu simple à télécharger qui permette de gagner chaque jour un produit électronique, un jeu vidéo ou un bon d’achat permettrait sans doute un fort gain de notoriété. Et un buzz plutôt positif sur les réseaux sociaux.

http://pizzadriver.net/

 

 

L’étude de la semaine : le retail américain en 2020

 

Atomisée, discount, « alternative », omni-canal… La distribution aux Etats-Unis s’apprête à entrer dans sa phase post-moderne, explique cette très riche étude de Kantar (en anglais) sur le commerce US en 2020. Post-moderne dans le sens où aucun modèle ne deviendra prédominant comme le furent des décennies durant les supercenters (les hypermarchés pour faire court). Et si ces derniers continueront à exister, leur poids devrait considérablement se réduire au profit des commerces de centre-ville, d’internet et des discounters. Mais aucun, insiste l’étude, ne deviendra l’unique modèle. Après « le tout sous un même toit », la devise du commerce va peu à peu se transformer en « un toit différent pour chacun ».

Une évolution vers l’individualisation que l’on retrouvera dans l’offre et les prix. Ainsi, explique l’étude prospective, il n’y aura plus de prix unique des produits. Grâce aux technologies de l’information, les enseignes seront capables de faire, en temps réel et individuellement, évoluer le prix d’un produit en fonction de l’historique du client. Une version plus fine des bons d’achats qualifiés en quelques sortes. A noter enfin un intéressant tableau qui classe les pays en fonction de leur degré de maturité commerciale. Selon Kantar, les pays les plus « avancés » seraient la Grande-Bretagne et l’Allemagne qui seraient déjà de plein pied dans le retail post-moderne. La France ne serait pas loin derrière dans la phase « maturation » au niveau des Etats-Unis et du Canada.

L’étude à télécharger ici. 

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