Grippe aviaire : l’Etat vole au secours des professionnels du foie gras

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A l’issue d’une réunion qui s’est tenue ce jeudi 19 janvier 2017, l’Etat a annoncé que chaque animal abattu sera indemnisé. Le point sur la situation.

Le ministre de l'agriculture Stéphane Le foll a assuré que chaque animal abattu sera indemnisé
Le ministre de l'agriculture Stéphane Le foll a assuré que chaque animal abattu sera indemnisé

«Il n’était pas question  de rentrer dans le Sud-Ouest sans rien pouvoir annoncer à nos éleveurs », déclare Marie-Pierre Pé, déléguée générale du Cifog, le Comité interprofessionnel  des palmipèdes à foie gras. Au lendemain de la réunion qui s’est tenue jeudi 19 janvier 2017 au Ministère de l’agriculture, les professionnels du foie gras durement touchés par l’épizootie de grippe aviaire qui sévit depuis la fin de l’année dans toute l’Europe centrale, sont repartis avec l’assurance de l’engagement de l’Etat

Dans le Sud-Ouest de la France, l’heure est grave. « Les dernières données remontées font état non pas de 600 000 canards mais bien d’un million d’animaux  touchés par le virus H5N8 », explique Marie-Pierre Pé. A ce chiffre, il faut rajouter les 900 000 canards abattus à titre préventif afin de stopper la propagation de l’épizootie. Mais aussi les canards qui ne peuvent pas être mis en élevage dans les Landes, les Pyrénées-Atlantiques et une bonne moitié du Gers, départements où se concentrent la moitié de la production et où le vide sanitaire a été instauré pour une durée non déterminée. Au total, la filière avance une perte de 4,5 M de canards. « Pour le moment. Car l’épizootie n’est pas terminée », avance prudente Marie-Pierre Pé.   

Dans un premier temps, le Cifog avait estimé à 80 M€, le montant des pertes pour la filière. Des pertes estimées désormais à 120 M€ dont 18 M€ pour les couvoirs,  18 M€ pour les foyers d’infection et le dépeuplement, 30 M€ pour le vide sanitaire et 56 M€ pour l’aval.

C’est fort de cette nouvelle estimation que les professionnels sont donc venus demander l’aide de l’Etat et présenter également un nouveau plan de sécurisation avec 16 mesures principales. « Notre objectif est de réussir à mettre en place un véritable système d’alerte sanitaire en cas de suspicion forte d’un cas de grippe aviaire. Nous voulons également rendre obligatoire la déclaration de mise en place des animaux. Nous devons également améliorer  la formation à la biosécurité des prestataires de service  qui interviennent dans la mise en place des animaux, les opérations de vaccinations et l’enlèvement des animaux. Le secteur doit se professionnaliser », détaille Marie-Pierre Pé.

Dans le cadre de l’épizootie H5N1 qui s’était déclarée fin 2015 et qui a fait perdre à la filière 9 millions de canards,  une enveloppe de  130 M€ avait été débloquée afin de venir en aide aux éleveurs. 70% de cette aidé a bien été versée et le reste devrait l’être, après le feu vert de la Commission européenne  donnée mercredi 18 janvier  2017. L’Etat a également notifié fin 2016 à Bruxelles un plan d’aides pour la filière aval dont l’enveloppe est plafonné à 60 M€. Les transformateurs n’ont pour le moment reçu aucune indemnisation.

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