Igloo, l'application qui propose d'essayer des vêtements... à domicile

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Fondée par trois jeunes entrepreneurs, la start-up parisienne Igloo livre à domicile les vêtements que les clients souhaitent essayer, sans obligation d’achat. Une petite révolution à la fois digitale et physique, qui place le shopper citadin (et pressé !) au cœur de sa réflexion.

Un service intéressant pour les références mode que certains clients et clientes n'aiment pas acheter sans essayer.
Un service intéressant pour les références mode que certains clients et clientes n'aiment pas acheter sans essayer.© Igloo

Comment concilier l’envie de toucher et d’essayer un vêtement, et les contraintes de temps et d’organisation, pas toujours compatibles avec l'envie de faire du shopping, qui pèsent sur les consommateurs ? C’est de cette réflexion qu'est née la start-up Igloo en novembre 2014, en région parisienne. "Nous réfléchissions à ce qui nous posait problème dans notre vie personnelle, explique Edouard Remise, cofondateur de la société avec Victor Thomas et Reda Benatya. Nous avons constaté que l'achat en ligne ne nous convenait pas pour différentes raisons, avec les allers-retours aux points de retrait, le fait d’acheter avant d'avoir pu voir le produit, les délais de livraisonEt contrairement à des a priori bien masculins, les femmes n'aiment pas non plus faire les boutiques et elles n'en ont pas le temps", poursuit le jeune homme.

Des boutiques à domicile

Le principe d’Igloo est simple : il s’agit de faciliter la vie des acheteurs potentiels en leur proposant un concept inédit. "C'est la possibilité d'essayer où on veut, quand on veut, les vêtements des boutiques de Paris sans se déplacer", explique Edouard Remise. Pour cela, l’utilisateur doit préalablement télécharger l’application Igloo sur l’AppStore ou GooglePlay. Il doit ensuite choisir les vêtements qu’il  souhaite essayer puis renseigner l’horaire et l’adresse de livraison. Un "gentleman livreur" apporte les articles, que le client peut essayer tranquillement à domicile. "Nous revenons une fois que la personne a terminé. Elle ne paie que les pièces conservées qu'après essayage", précise-t-il-encore. Tous les vêtements sont au prix boutiques, y compris pendant les soldes et ventes privées. La livraison est quant à elle au prix unique de un euro. Des sortes de boutiques à domicile, ouvertes jusqu’à 22h le soir, avec des horaires parfaits pour les hommes et femmes actifs qui ont l’envie mais pas le temps de faire du shopping. Sans compter le fait d'éviter la foule, les files d'attentes, le temps de trajet...

L’offre marques est plutôt féminine et premium. Parmi les 100 marques et créateurs disponibles, on trouve Carven, Ba&sh, Tara Jarmon, Claudie Pierlot, Iro… Mais également IKKS et Mellow Yellow. Le point commun de cette offre plutôt large ? Chacune dispose de boutiques ou du stock nécessaire à Paris. Des noms solidement installées dans le paysage de la mode féminine et qui se sont rapidement laissé séduire par ce nouveau service. "Nous arrivons rapidement à les convaincre car nous leur offrons une solution très simple pour générer des ventes auprès de clientes que leurs boutiques ont du mal à attirer : toutes les femmes pressées qui ne peuvent pas se déplacer lors des horaires d'ouverture".  Les marques mettent de côté les pièces demandées, et elles rémunèrent la start-up en cas de vente uniquement. "Il n’y aucun risque pour les marques partenaires". Igloo vient chercher la référence avant la fermeture des boutiques et les ramène le lendemain matin à l'ouverture de la boutique si elles ne sont pas achetées par la cliente lors de l'essayage. "70% des clientes achètent au moins un des produits essayés, et nous livrons jusqu'à 6 articles par commande", précise Edouard Remise.

Concurrencer l'e-réservation

Sorte d’intermédiaire entre les créateurs et les acheteurs, Igloo concurrence-t-elle l'e-réservation, qui connaît un succès croissant dans les usages d’achats des Français ? Pour le co-fondateur, ce système a de vraies limites : "L’e-réservation ne résout pas le problème qu'ont la majorité des femmes pressées, c’est-à-dire le manque de temps pour se déplacer en boutique. Elle permet seulement de de s'assurer que le vêtement voulu est bien disponible dans un point de vente".

A date, l'application a été téléchargée plus de 10 000 depuis son lancement, et en six mois plus de 1 000 vêtements ont été vendus, uniquement grâce au bouche à oreille. En janvier 2016, la start-up a levé 500 000 euros en amorçage auprès d'Isai (Fonds d'investissement des entrepreneurs Internet) et de divers business angels, dont Cyril Vermeulen (Au Féminin), Xavier Gury (Videdressing, Drivy), Guillaume Clavel (Mistergooddeal) ou encore Didier Colombier (Oxygem). "Nos objectifs sont d'être connus dans tout Paris fin 2016 avant d'attaquer de nouvelles villes telles que Londres, Milan et de grandes villes françaises l'année prochaine", conclut le jeune entrepreneur. L'entreprise vise un chiffre d'affaires d'un million d'euros fin 2016.  

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