Ingenico Labs, le labo agile des solutions de paiement

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Ingenico Labs, c’est un peu la start-up innovation sein du groupe spécialiste des solutions de paiement intégrées. La structure a été lancée début 2015. Elle multiplie les expérimentations avec les start-up incontournables dans l’évolution du paiement, parfois jusqu’à leur rachat, comme celui de Think & Go. Focus sur cette unité interne qui "disrupte" l’organisation traditionnelle.

Démonstration du paiement mobile via la solution Think & Go sur le stand Ingenico lors du salon NRF 2016 à New York.
Démonstration du paiement mobile via la solution Think & Go sur le stand Ingenico lors du salon NRF 2016 à New York.© LSA / CC

Ce matin-là, Michel Léger, vice-président exécutif de l’innovation chez Ingenico, vient de contacter une start-up connue dans l’univers de l’IoT (internet des objets). Le motif ? Imaginer avec elle des solutions de paiement innovantes. Car l’arrivée du e-commerce, du smartphone et de l’IoT révolutionnent les comportements des consommateurs. Et le leader mondial des solutions de paiement intégrées en est bien conscient. Mais comment répondre avec agilité à ces changements d’habitudes ? Chez Ingenico, cela est passé par la création d’Ingenico Labs début 2015. Sa vocation ? "Etre un accélérateur de l’innovation dans le monde du paiement et anticiper", indique Michel Léger.

Anticiper pour mieux innover… et vite !

Michel Léger, vice-président exécutif de l’innovation chez Ingenico

Anticiper. Voilà le maître mot d’Ingenico qui compte bien éviter de se faire "disrupter". "L’univers du paiement a été stable depuis l’introduction du paiement par carte dans les années 79-80. Ensuite, il y a eu l’interopérabilité avec le lancement de l'EMV* en 1996 et l’e-commerce… mais c’est tout ! Or, depuis 4 à 5 ans, le secteur innove vraiment. Nous devons nous organiser pour avoir le même niveau de vélocité que les nouveaux acteurs. Nous avons intérêt à nous connecter avec eux pour continuer à être au cœur de ces innovations". Objectif : faire valoir l’expertise du groupe.
Côté opérationnel, Ingenico Labs fonctionne comme une start-up au sein de l’entreprise. "Nous sommes indépendants de toutes les 'product lines' et 'business lines'", précise Michel Léger. Et ce, pour une raison bien claire : "Nous ne voulons pas que la business line soit déterminante dans nos réflexions. C’est l’usage qui nous guide."

Une équipe agile
La structure emploie une équipe de 24 personnes, réparties par pôle d’expertise : une expertise marketing et une expertise technique. Points de frictions, cas d’usage, évolution du comportement et des besoins... : l’équipe marketing a pour mission de chercher et d’identifier les problèmes, et les endroits où Ingenico peut évoluer. "On regarde et on analyse les tendances sociétales qui vont faire évoluer  le comportement des consommateurs, dans le but d’anticiper les besoins", explique Michel Léger. Une fois ces points identifiés, l’équipe marketing fait appel à l’équipe technique "qui vient les soutenir pour la création de nouvelles offres."
La cellule technique est quant à elle divisée en deux : une équipe technique "très véloce" pour créer des POC (Proof of concept), "c’est le bras armé des gens du marketing qui ont identifié des cas d’usage" ; une équipe de recherche avancée qui planche sur des sujets qui demandent plus de temps et de réflexion, comme la blockchain ou les méthodes d’identifications biométriques.

L’open-innovation en ligne de mire
C’est ainsi qu’est née, notamment, la collaboration avec Think & Go, jusqu’à son rachat au printemps 2016. "Lorsque l’on a vu ce que cette start-up a réussi à faire, nous nous sommes dit que l’on pouvait leur amener une brique de paiement". Résultat : Ingenico Labs et Think & Go ont réalisé des POC avec la BNP, l’Institut Curie… "De grands retailers y ont aussi vu un intérêt", poursuit Michel Léger. Cette forte attraction nous a poussé à investir dans Think & Go qui était en recherche de financement".
Mais si Ingenico travaille en partenariat avec de nombreuses start-up, l’idée est de créer une plateforme ouverte pour "faire de l’open innovation", indique Michel Léger. "Apple, Google, Samsung, Intel, start-up… On essaie de se mettre d’accord avec tous les acteurs de l’écosystème. Car si on veut être véloce, il ne faut pas que l’on réinvente la poudre à chaque fois". A titre d’exemple, Ingenico Labs a lancé un hackathon en 2015, événement qui lui a permis de détecter de jeunes start-up avec lesquelles il continue de travailler.
Les sujets de travail du moment ? Les boutons d’achats, l’intégration du paiement sans contact dans les tablettes et les écrans, le mobile commerce…

Innover sur l'ensemble du parcours d'achat
"Nous regardons comment amener le paiement dans les objets connectés et tout au long du parcours digital. Faire converger les mondes des achats physiques et digitaux, créer une expérience dite ‘omnicanal’, c’est notre expertise", insiste Michel Léger. "Il faut que l’on soit capable de payer de façon sécurisée à toutes les étapes du parcours d’achat". Et de citer le secteur du e-commerce : "Avec la domination des réseaux sociaux comme premiers points de contact du parcours d’achat, ce serait bien de pouvoir acheter directement sur les réseaux sociaux. On réfléchit à la manière de court-circuiter le panier, les points de friction… "

 * Europay Mastercard Visa, le standard international de sécurité des cartes de paiement

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