Kingfisher : Véronique Laury annonce 1 milliard d'euros d'investissements d'ici à 2020

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Arrivée il y a quatorze mois à la tête de Kingfisher, Véronique Laury a eu du mal à convaincre investisseurs et analystes de la City, à Londres. Le titre reculait en Bourse de plus de 6% hier soir. Elle a détaillé pendant une heure et demi les grandes lignes de son plan d'investissement d'un montant colossal, un milliard d'euros d'ici à cinq ans.

A la tête de Kingfisher depuis quatorze mois, Véronique Laury n'a pas convaincu les investisseurs de la City en présentant son plan à cinq ans.
A la tête de Kingfisher depuis quatorze mois, Véronique Laury n'a pas convaincu les investisseurs de la City en présentant son plan à cinq ans.© © Laetitia Duarte

Qu'il était attendu cet exercice devant la City! Durant une heure et demi, Véronique Laury a présenté le 25 janvier devant une assemblée d'analystes et d'investisseurs son plan à cinq ans. A la tête d'un groupe de bricolage de 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires et de 80 000 personnes, cette professionnelle qui revendique "vingt-six ans de connaissance des marchés", comme l'a souligné, lors de sa nomination, Daniel Bernard, président du conseil d'administration de Kingfisher, a eu du mal à convaincre de la pertinence de son plan baptisé "One Kingfisher". En fin de journée, le titre de Kingfisher dévissait de 6,2%.

De fortes ambitions

Véronique Laury n'a pas lésiné sur les chiffres et s'est montrée ambitieuse pour cette entreprise de 1200 magasins."One Kingfisher" consiste d'abord à proposer une offre commune dans les quatre enseignes du groupe (Castorama, Brico Dépôt, Screwfix et B&Q), afin de réaliser des économies d'échelle conséquentes. Jugez plutôt : Véronique Laury les chiffre à 460 millions d'euros sur les cinq années à venir. Hormis cette unification de l'offre, Kingfisher accélère sur le digital avec un investissement de 277 millions d'euros. Enfin, "One Kingfisher" signifie aussi une organisation plus simple puisque les fonctions support (marketing, logistique ou informatique) vont également être raccourcies. Montant de la facture : 145 millions d'euros. 

Retour sur bénéfices

En retour, Véronique Laury promet un bénéfice annuel de 660 millions d'euros sur les cinq prochains exercices. Il faudra alors que des enseignes comme Castorama, à la peine en France, pays premier contributeur au résultat opérationnel du groupe, retrouvent de la vigueur. Surtout qu'en Grande-Bretagne, le ciel s'obscurcit après le rachat de Homebase par Westfarmer. 

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1 commentaire

VAN MIERLO

26/01/2016 18h18 - VAN MIERLO

J'avoue qu'entre les dépenses, les économies, les dividendes et les bénéfices hypothétiques, on a du mal à s'y retrouver !... Si quelqu'un comprend je suis preneur ...

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