La coopération agricole se dote d’une structure de lobbying

Sylvain AUBRIL |
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Accooa, pour Alliance des Coopératives agricoles, tel est le nom de la structure née du rapprochement de la première coopérative de France, In Vivo, avec Coop de France, dans le but de mieux peser dans le débat politique et à Bruxelles.

Philippe Mangin
Philippe Mangin©FRED MARVAUX/REA
Le rapprochement de Coop de France, instance politique des coopératives agricoles et agroalimentaires (plus de 80 milliards de chiffre d’affaires) et de In Vivo, la première coopérative agricole, a donné lieu à la naissance d’Acooa, une association qui aura pour but de peser dans le débat politique, et notamment fiscal, ainsi qu’à Bruxelles. Philippe Mangin, Président de Coop de France, et Patrice Gollier, Directeur Général d’In Vivo, en seront les dirigeants. « Acooa a pour ambition de mobiliser les forces coopératives autour d’un nouveau modèle créateur de valeurs économiques et sociales pour le futur de l’agriculture, de ses hommes et de ses territoires. En rassemblant le savoir-faire économique d’InVivo et l’action politique de Coop de France, Acooa constitue une plate-forme consolidée de compétences pour amplifier la voix de la coopération, développer une stratégie de la connaissance et du savoir et accroître l’efficacité économique des coopératives »,a indiqué Philippe Mangin.
Quatre chantiers sont ouverts : faire le lobbying des coopératives auprès des instances européennes et dans les organisations internationales, renforcer de la communication, fédérer la formation et structurer les débouchés à l’international pour les coopératives qui le souhaitent. Le lobbying à Bruxelles va concerner notamment la Pac, dont les orientations basées sur le seul verdissement des aides ne conviennent pas aux coopératives.
A la création d’Acooa s’ajoute un manifeste de Coop de France qui s’invite au débat de la présidentielle, notamment sur les aspects fiscaux. Les coopératives agricoles paient plus d’impôts que la moyenne. « Notre traitement fiscal rapporte plus à l’Etat qu’il ne coûte et j’entends encore dire de certains députés : "vous y passerez", fustige Philippe Mangin. C’est une attitude politicienne nourrie par des lobbys connus ». Invités au Congrès des coopératives, Stéphane Le Foll, député socialiste européen, proche de François Hollande, a indiqué qu’il fallait supprimer toutes les niches fiscales qui n’ont pas la note 3 décernée par l’Inspection des finances, tandis que Jean Dyonis du Séjour, député du Nouveau Centre, a indiqué que la France n’échapperait pas «à une loi de finances rectificative très dure en juillet 2012, quel que soit le président élu », compte tenu de l’état des finances publiques.

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