La grève des routiers et le blocage des plateformes avancés au 13 décembre
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- Grève,
- Logistique
La grande distribution peut s’inquiéter pour les fêtes de fin d’année. L’intersyndicale du transport routier de marchandises (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) a répété ce mardi matin son appel à la grève illimitée pour tous les salariés du secteur (500 000 personnes), la date du débrayage étant avancée au dimanche 13 décembre à 21h30 (la date initiale étant le 15 décembre). Les syndicats réclament notamment une revalorisation salariale, avec le passage à un salaire de 10 euros brut de l'heure pour les salariés au coefficient le plus élevé, 4% d'augmentation pour les maîtrises et les cadres et 4% pour l'augmentation des frais de déplacement, ou l'ouverture d'un calendrier social. Pour ramener le patronat à la table des négociations, les syndicats ont insisté sur leur détermination à bloquer des entreprises de transports mais aussi à paralyser les plateformes logistiques. Celles qui alimentent la grande distribution devraient être parmi les premières concernées, notamment pour les produits frais et les denrées périssables. « Nous ciblons clairement le ravitaillement des supermarchés », a confié un responsable syndical.
La seule proposition patronale, émise en fin de semaine dernière par la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF) a été jugée hors sujet. « Leur proposition de revalorisation de 3% ne concerne que la messagerie et les expressistes », expliquent les syndicats. Ces derniers ont néanmoins indiqué qu’ils étaient prêts à ne pas enclencher le mouvement « à condition que le patronat accepte de négocier et formule de vraies propositions. » Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a appelé dans l'après-midi les deux parties à négocier, jugeant un accord "urgent" pour éviter la grève.








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