Les boissons light accusées de développer le diabète ?

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Les boissons sucrées "light" pourraient être associées à un risque accru de développer un diabète, selon une étude rendue publique à Paris. Menée par des chercheurs français auprès de 66.188 femmes suivies depuis 1993, l'étude a confirmé l'existence d'une relation entre boissons sucrées et diabète de type 2 (le plus courant), rapporte l’AFP.

Mais alors qu'on pensait généralement que les boissons "light" réduisaient le risque de diabète, les chercheurs de l'Inserm ont montré que le risque de diabète était plus élevé pour les boissons "light" que pour les boissons sucrées. Les résultats publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition ont notamment montré que les femmes consommant des boissons "light" avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres/semaine contre 1,6 verre/semaine en moyenne respectivement).

Comparaison avec du jus pressé

Mais même à quantité consommée égale, les boissons "light" étaient associées à un risque plus élevé de développer un diabète: il était supérieur de 15% pour une consommation de 0,5 litre/semaine et de 59% pour 1,5 litre/semaine. Pour savoir si le risque était uniquement associé aux boissons "light", Françoise Clavel-Chapelon et Guy Fagherazzi ont comparé leurs effets à ceux de jus de fruits pressés, mais n'ont découvert aucune association avec un risque de diabète.

Des études supplémentaires sur les effets des boissons "light" sont toutefois encore nécessaires pour confirmer ce résultat et établir un lien de cause à effet, précisent les chercheurs.

Pic d'insuline

Parmi les mécanismes pouvant expliquer le phénomène, ils notent que les sucres contenus dans les boissons sucrées entraînent un pic d'insuline et que la répétition peut engendrer une insulino-résistance, une anomalie à l'origine du diabète. Quant à l'aspartame, l'un des principaux édulcorants utilisés aujourd'hui, il pourrait induire une augmentation de la glycémie et de ce fait une hausse du taux d'insuline comparable à celle engendrée par le sucrose (sucre).

Les 66.188 femmes faisaient partie de l'étude E3N, une étude épidémiologique réalisée auprès de 100.000 femmes de la Mutuelle générale de l'Education nationale dirigée par Mme Clavel Chapelon, directrice de recherche à l'Inserm. Ces femmes nées entre 1925 et 1950 sont interrogées sur leur mode de vie (alimentation, prise de traitements hormonaux) et remplissent des questionnaires tous les 2 à 3 ans.

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