Les charcutiers industriels en appellent à François Hollande

Sylvain AUBRIL |
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Robert Volut, président de la Fédération des industries de la charcuterie et traiteur (FICT), veut rencontrer le président Hollande, pour lui expliquer dans quelles difficultés se débattent ses 300 entreprises adhérentes. Il s’oppose au décret mentionnant l’origine des viandes.

                               Robert Volut, président de la Fédération des industries charcutières et traiteur,  veut donner sa vision de la crise
Robert Volut, président de la Fédération des industries charcutières et traiteur, veut donner sa vision de la crise© DR

La charcuterie française aimerait bien se faire entendre et comprendre. C’est le sens d’un courrier envoyé par le président de la FICT, Robert Volut, au président de la République, François Hollande. Il voudrait lui expliquer de vive voix les raisons de la crise, et le convaincre notamment que le décret contraignant les entreprises françaises à étiqueter l’origine des produits (né, élevé et transformé en France) va nuire à la compétitivité déjà mise à mal des 300 entreprises de charcuterie industrielles en France.

De multiples propositions à évoquer

La FICT a déjà quitté l’interprofession porcine, estimant ne pas y être entendue. Les discussions sur le fonds porçin se font sans elle, par exemple, directement entre les producteurs et les enseignes, alors que la cotisation, elle, devrait être collectée par les entreprises de transformation. Dans son courrier, elle interroge aussi le président de la République sur l’efficience des Chambres d’agriculture en matière de formation. Outre l’étiquetage d’origine, l’étiquetage nutritionnel qui devrait voir le jour, n’est à son sens pas une bonne idée non plus. Robert Volut souhaite en revanche que les producteurs de porc s’adaptent mieux à la demande de produits, qui manquent à la commercialisation, comme le porc bio, le plus souvent importé. Reste à savoir si François Hollande, après sa visite mouvementée au Salon de l’Agriculture, a envie d’entendre les transformateurs après avoir entendu si puissamment les producteurs.

 
 
 

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