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Les résultas de Bonduelle plombés par les effets de change

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Le groupe familial français, spécialisé dans la transformation de légumes a publié ses résultats annuels pour l'exercice 2015-2016. Le chiffre d'affaires s'élève à 1,9 milliard d'euros, en recul de 0,7 %, en raison de l'impact des taux de change. Pour autant, il jouit d'une solide assise financière qui va lui permettre de continuer son déploiement.

Christophe Bonduelle, PDG du groupe Bonduelle
Christophe Bonduelle, PDG du groupe Bonduelle© © Sylvie Humbert

La conjoncture mondiale mal orientée n'a pas épargné Bonduelle. Le groupe de transformation de légumes, qui a publié les résultats de son exercice 2015-2016, le 4 octobre 2016, a annoncé un chiffre d'affaires de 1,9 milliard d'euros en recul de 0,7 %, en raison des effets de change. « L'ensemble des devises ont subi des dévaluations, à l'exception du dollar américain. L'impact des changes a pesé pour 61 millions d'euros sur notre chiffre d'affaires », confie Gregory Sanson, directeur financier de Bonduelle. La rentabilité opérationnelle courante est également touchée. Cette dernière s'élève à 103,5 millions d'euros, en recul de 10 millions d'euros. Le résultat net, quant à lui, baisse de 15 millions d'euros à 53,7 millions, soit 2,7 % du chiffre d'affaires. En revanche, à taux de change constant, le chiffre d'affaires du groupe aurait dépassé les 2 milliards d'euros (+2,6 %).

Arrêt de contrats sur les conserves MDD

Si l'activité en Europe recule de 0,4 % à 1,2 milliard d'euros, avec un contexte de consommation en Russie fortement dégradé, la zone hors Europe connaît en revanche en forte progression à +8,2 % (692,8 millions d'euros). « La situation en Europe est particulière car la croissance n'est pas au rendez-vous et nous avons décidé l'an passé de rompre des contrats avec des clients sur les conserves en MDD en raison de la guerre des prix et donc d'une problème de rentabilité », explique Christophe Bonduelle, PDG de Bonduelle. Une décision qui a conduit à la fermeture de l'usine de Russy-Bemont (Nord-Pas-de-Calais-Picardie) en septembre. Si les MDD ont souffert, le chiffre d'affaires des marques nationales est en croissance de 3,3 % en retail. « Les investissements marketing et média ont été important sur l'exercice à +8,5 % », indique Christophe Bonduelle. Ainsi, la conserve, qui représente 49 % du chiffre d'affaires de Bonduelle recule de 1,8 %, mais les surgelés (30 %) progressent de 9 % et le frais prêt à l'emploi (21 %) de 3,8 %.

Nouvelle business unit créé pour l'Europe de l'Est

Hormis ces impacts de change, les résultats du groupe restent au beau fixe. Dans ce cadre, Bonduelle lance de nouveaux chantiers. Déjà il va créer une nouvelle business unit : Bonduelle Eurasia Markets (BEAM), qui va regrouper les zones Russie-Kazakhstan-Biélorussie. « Cette nouvelle organisation reposera sur un modèle spécifique d'autoproduction agricole. Elle s'accompagnera de la création d'une filiale au Kazakhstan, marché jusqu'alors confié à un opérateur. Et même si la Russie est une zone en crise, nous ne comptons pas lever le pied », ajoute Christophe Bonduelle. Sur les zones Amérique du Nord et Sud, le groupe continue ses investissements industriels avec l'inauguration d'une nouvelle ligne de haricots sur son site de Oakfield. Il lance également une nouvelle gamme de conserve premium en Amérique du Sud produite localement avec 40 % de sel en moins, valorisée 30 à 40 % plus chère que le reste du marché.

L'heure est à la croissance externe

Par ailleurs, pour continuer sa stratégie d'innovation, Bonduelle a créé un nouveau pôle de prospective et développement, basé à Lyon, qui regroupera une centaine de collaborateurs. « L'objectif est travailler sur le long terme dans le cadre de notre ambition pour devenir le référent mondial de l'alimentation végétale. Nous allons nous atteler à travailler davantage avec des starts-up, réfléchir aux nouveaux usages et développer de nouveaux process et packaging », indique hristophe Bonduelle. Enfin, le groupe, qui annonce avoir digéré ses dernières acquisitions, ne cache pas son ambition de poursuivre sa croissance externe. « Concernant les acquisitions, nous avons toujours des dossiers en cours. Mais aujourd'hui, les valorisations des entreprises ont flambé. Pour autant nous ne sommes pas au bout de notre développement, surtout en Amérique du Nord », confie le PDG.

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