Les ventes des marchés du bébé moroses jusqu'en 2025 ?

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Selon l'étude Xerfi - Precepta, les chiffres d'affaires des marchés du bébé s'est replié de -1,7% en 2014-2015 et ce léger repli devrait persister d'ici 2025. Et les défis à relever ne manquent pas sur ce secteur où la révolution numérique bouleverse les positions des différents acteurs.

Selon l'étude Xerfi / Precepta, les acteurs traditionnels doivent faire face à une concurrence accrue, synonyme de baisse des prix.
Selon l'étude Xerfi / Precepta, les acteurs traditionnels doivent faire face à une concurrence accrue, synonyme de baisse des prix.© Bébé 9

Baby blues sur les marchés du bébé... Dans son étude "Les marchés du bébé - Quelles ripostes pour les distributeurs d'articles de puériculture, layette et jouet ? " Xerfi - Precepta, les analystes du cabinet d'analyse voit les ventes s'établir en léger recul d'ici 2025. La faute à la baisse des naissances, le sentiment de perte de pouvoir d'achat des ménages et le succès de la consommation collaborative. 

3 milliards d'euros

Selon l'étude, les ventes d'articles destinés aux bébés ont reculé de -1,7% en 2014-2015 pour atteindre 3 milliards d'euros. Et ce léger recul devrait perdurer. Pis, il est aussi à prévoir, dans un contexte de concurrence accrue, à une érosion des prix qui pourrait faire perdre au marché jusqu'à 8% de sa valeur au terme des dix prochaines années. 

Concurrence accrue et nouveaux enjeux

"Première tendance notable, la révolution numérique modifie profondément la physionomie des marchés du bébé. Les opérateurs traditionnels ne sont en effet plus seuls en piste. Ils doivent désormais faire face aux géants du e-commerce généraliste (Amazon, Cdiscount...), aux pure-players spécialisés (Allobébé, Made in bébé...), aux marketplaces (Ebay...), et, enfin, aux acteurs de l'économie alternative et collaborative (Le Bon Coin...)", notent les analystes. 

Cette concurrence exacerbée devrait créer une baisse des prix... mais permettre aussi l'émergence de nouveaux modèles. Car les acteurs traditionnels de la distribution ont toujours leur mot à dire : les spécialistes détiennent toujours 54% des ventes des marchés bébé. Tandis que les hypermarchés et supermarchés s'en adjugent plus d'un quart. "Les opérateurs des marchés bébés ont même poursuivi l'extension de leurs réseaux entre 2009 et 2015. Ce sont 350 nouveaux magasins qui ont ainsi vu le jour", ajoutent les analystes.

Digitalisation obligée

Loin de remettre en cause le modèle traditionnel du point de vente physique, l'essor de l'économie numérique impose une modernisation des magasins et des services proposés. "La digitalisation des enseignes traditionnelles met le réseau physique au coeur des dispositifs numériques", souligne l'étude Xerfi-Precepta, s'appuyant sur les chiffres de transformation du trafic sur le web et en magasin avec un net avantage aux points de vente physiques. De même, l'ouverture par certains pure-players de boutiques avec pignon sur rue montre également que le modèle du magasin est loin d'être à remiser aux oubliettes.

"Les modes de consommation alternative et collaborative représentent, eux, une menace bien réelle pour les marché du bébé", alertent les analystes, qui regrettent que peu d'enseignes - à l'exception notable de Bébé 9 - se soient lancés sur ce créneau. "Intégrer ces nouveaux usages leur permettrait non seulement de revaloriser leur image de marque et de répondre à un besoin client, mais aussi, et surtout, de récupérer une partie de la valeur qui s'echappe dans ces plateformes alternatives", conclut Xerfi-Precepta. De nouveaux défis en perspective...

Cliquez ici pour accéder à la présentation en vidéo de l'étude Xerfi Precepta

 

 

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