M-commerce : en 2016, 1 achat en ligne sur 4 se fera sur un smartphone [Infographie]

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Le m-commerce a toujours le vent en poupe. D’après une étude RetailMeNot/CRR publiée le 2 mars 2016, le marché du m-commerce a doublé en 2015 passant de 3,7 milliards d’euros à 7 milliards d’euros. En 2016, le m-commerce sera un des leviers de croissance du e-commerce. 

Au delà du m-commerce, c'est l'e-commerce qui va porter la croissance du retail en France et en Europe en 2016.
Au delà du m-commerce, c'est l'e-commerce qui va porter la croissance du retail en France et en Europe en 2016. © Nataliya Yakovleva - Fotolia

Le m-commerce va poursuivre sa croissance en 2016. D’après une étude publiée le 2 mars 2016 par RetailMeNot, leader de la promotion digitale et éditeur du site Ma Reduc, et réalisée par le CRR (Centre for Retail Research), sur un euro dépensé dans l’e-commerce européen en 2016, 25 centimes proviendront de ventes réalisées sur mobile, ce qui représente 65 milliards d’euros du total des dépenses en ligne contre 44,9 milliards d’euros en 2015. En France, le marché du m-commerce a même doublé en 2015 passant de 3,7 à 7 milliards d’euros. Les consommateurs français devraient effectuer près d’un quart de leurs dépenses en ligne sur un appareil mobile (23,6%). Le m-commerce tire donc l’e-commerce français vers le haut : avec un chiffre d’affaires en croissance de 17% pour un total de 36,5 milliards d’euros, la France est 3e marché européen de l’e-commerce derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. En 2015, les transactions sur mobile ont même augmenté de 117%, et devraient encore croître de 44% en 2016.

Pourquoi le m-commerce continue de grandir

Anne-Marie Schwab, directrice générale de RetailMeNot France explique que "si le m-commerce connait aujourd’hui un tel engouement c’est grâce au développement de l’ergonomie des supports qu’on peut utiliser dans le parcours d’achat. Les efforts des marchands pour rendre les applis mobiles attractives, la simplicité du mode de paiement, la proximité permanente du smartphone pour l’utilisateur ne font qu’encourager ce phénomène". Le m-commerce n’a pas encore atteint sa maturité, avec seulement 58% de Français aujourd’hui équipés de smartphones, le taux d’équipement reste un des facteurs de la croissance du marché du commerce mobile. La France figure 4 points en dessous de la moyenne européenne du taux d’équipement, largement battu par le Royaume-Uni (77%) et les Pays-Bas (73%).

L’e-commerce au secours du retail en 2016

Avec de fortes croissances enregistrées, les ventes en ligne compensent le déclin des ventes en boutiques. En France, l’étude RetailMeNot/CRR pointe un recul de 1,2 point des ventes en magasins tandis que le secteur de la vente de détail devrait rester dans le vert avec 1,3% de croissance. En Europe, même tendance : si les ventes en boutiques devraient chuter de 1,5% en 2016, l’augmentation des ventes en ligne de 16,7% devrait conduire à une croissance positive de 1,8% sur l’ensemble de la vente de détail. En parallèle, les ventes onlines se taillent une part de marché de plus en plus importante dans le monde du retail. En France les ventes en ligne devraient représenter 9,2% des ventes en 2016, contre 9,4% en Europe.

Des pistes pour faire encore mieux

Pourtant si les dépenses moyennes en ligne viennent de dépasser les 1000 euros par an et par acheteur en France, et que la fréquence d’achat continue de croître, le panier moyen lui baisse, (57,97 euros par transaction contre 59,22 euros l’année dernière). Il reste donc beaucoup à faire pour encore améliorer ces chiffres. "Bien que la moitié des visites sur la plupart des sites de vente au détail se fassent depuis un appareil mobile, la majorité des transactions électroniques se font encore via un ordinateur. Le mobile reste surtout utilisé pour se renseigner sur des produits, comparer des prix et chercher des offres promotionnelles" analyse Anne-Marie Schwab. Pour la directrice générale de RetailMeNot, "le mobile n’est plus identifié seulement comme un device transactionnel, mais aussi comme un outil qui peut rediriger les consommateurs vers les points de vente physique. C’est un influenceur majeur dans le parcours d’achat".

L’Allemagne et le Royaume-Uni, exemples à suivre sur le marché européen

En Europe, ce sont l’Allemagne et le Royaume-Uni qui tirent les chiffres du e-commerce vers le haut. Avec respectivement des dépenses annuelles moyennes de 1352 et 1551 euros, ces deux pays sont bien au-dessus de la moyenne européenne, avec 1066 euros de dépenses en ligne moyenne prévues en 2016. La France devrait afficher 1085 euros par acheteurs cette année. Le Royaume-Uni et l’Allemagne sont donc des exemples à suivre pour la France qui est le 3e marché e-commerce européen. En Allemagne, les ventes électroniques représentent 13,9% du marché de la vente, et 16,8% des ventes au Royaume-Uni. "En 2015, un peu plus d’un tiers des cyberacheteurs français ont réalisé un achat sur mobile, alors qu’ils sont déjà plus de 50% dans les marchés plus matures comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, et les Etats-Unis, conclut Anne-Marie Schwab, il y a donc encore un énorme potentiel dans ce secteur pour les années à venir, et notamment dans le digital to store"

L'infographie de RetailMeNot :

L’étude analyse le bilan et les prévisions de l’e-commerce dans 8 pays européens, les Etats-Unis et le Canada. Les pays européens sur lesquels porte l’étude sont la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni, soit une population totale de 384,9 millions. La population des États-Unis est de 316,1 millions, celle du Canada de 35,2 millions.

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