Michel-Edouard Leclerc se positionne en faveur d’une TVA sociale
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M.-E. Leclerc
Alors que l'on prête au gouvernement l'intention de créer un taux intermédiaire de TVA, Michel-Edouard Leclerc, a estimé qu'une simple augmentation de la TVA serait "casse-cou" alors que la consommation est le moteur de la croissance française, mais s'est dit favorable à une TVA sociale.
"C'est casse-cou, parce que la consommation aujourd'hui est bonne, mais c'est elle seule qui tire la croissance, ce n'est pas l'export", a-t-il expliqué. Avant de poursuivre :"Je ne suis pas partisan d'une augmentation de la TVA pure, sans compensation par exemple par l'augmentation du salaire direct", a-t-il affirmé en marge d'une conférence de presse, alors qu'un relèvement de cet impôt est envisagé pour réduire les déficits.
"Les chiffres des foires aux vins, qui sont des bons indicateurs des comportements des classes moyennes, témoignent de ce qu'elles sont très inquiètes sur leur épargne. Chez certains concurrents, c'est allé jusqu'à -20%", selon lui, tandis que dans son enseigne la baisse s'est établie à 1%. "Cela fait longtemps qu'on n'a pas vu ça". Il s'est prononcé en revanche en faveur d'une TVA sociale, qui peut alléger le coût du travail et "élargir la base d'imposition". Tous les produits importés paieraient leur part de charges sociales, a-t-il fait valoir."La TVA sociale, c'est ce qui permet l'augmentation du salaire direct, donc du pouvoir d'achat direct", a-t-il ajouté. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, devant s'exprimer ce soir à 20h15 sur TF1, on devrait être rapidement fixé sur les éventuels projets du gouvernement en matière de TVA.









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