Naïve pour reprendre tout ou partie de Virgin ?

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Patrick_Zelnik NAIVE

Sur le papier, l’alliance de la carpe et du lapin. Oh ! non qu’il n’y aucun rapport entre Virgin, vendeur de disques, et Naïve, label indépendant de musique… Juste que les « business model », comme on dit, sont a priori à des années-lumière.  Il n’empêche. Derrière Naïve se cache un certain Patrick Zelnik, lequel était de l’aventure originelle de Virgin, avec Richard Branson, en 1988.

C’est dire si l’homme dispose de quelques réseaux dans le milieu. Il entendrait ainsi déposer une offre de reprise de Virgin en association au britannique Rough Trade, autre label indépendant disposant déjà de deux magasins à Londres. Le tout avec un plutôt joli succès. « Des taux de croissance à deux chiffres », avance Patrick Zelnik.

Or, à l’entendre, pourquoi ce qui est possible au Royaume-Uni ne le serait-il pas aussi en France ? Interrogé par BFM Business, Patrick Zelnik a ainsi critiqué la « banalisation des magasins Virgin qui petit à petit sont devenus des supermarchés de la culture ». Selon lui, d’autres voies sont à explorer. « J'ai plusieurs concepts dont je ne peux pas parler ici, plusieurs idées qui pourraient relancer la chaîne », a-t-il expliqué, sans préciser le nombre de magasins qu’il pourrait reprendre.

Toutes les offres susceptibles de pouvoir sauver Virgin de la débâcle sont évidemment les bienvenues. Pour autant, si repreneur il y a, il n’échappera à ce dilemme, terrible, se posant sur le marché de la musique. Comment continuer à en vendre en magasins quand les habitudes ont été prises d’une consommation « dématérialisée », par streaming ou téléchargement ? Une vraie question qui peut d’ailleurs être élargie à l’ensemble des biens culturels, DVD, livres, jeux vidéos, etc.

« L’échec de Virgin est d’abord le résultat de non-choix et de rendez-vous stratégiques ratés ces dix dernières années, expliquait ainsi en début de semaine Michel-Edouard Leclerc, sur son blog. Les repreneurs de la marque n’ont pas su renouveler l’offre et l’adapter aux nouvelles demandes générationnelles. » En cause, bien sûr, l’émergence du Net. Un achat sur deux, selon la Fevad, concerne en effet un produit culturel, explique Michel-Edouard Leclerc. Pas d’autres choix, alors, que d’être présent sur Internet. Un virage que Virgin n’a pourtant pris qu’a minima. « Se revendiquant spécialiste de la musique (…) Virgin a bien ouvert un site internet de téléchargement. On cherchera en vain les synergies avec ses magasins, et les investissements publicitaires étaient si ténus que ce site semble n’avoir jamais été une priorité stratégique », analyse ainsi Michel- Edouard Leclerc.

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