Quelle réglementation pour un produit bio ?

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Comment élabore-t-on un produit bio ? Quels sont les critères à respecter pour pouvoir apposer le logo Agriculture Biologique sur le packaging de ses produits ? LSA fait le point sur le cahier des charges de la bio, de la production à la mise en rayon.

Pour apposer la mention bio sur un produit, le cahier des charges à respecter est strict, depuis l'amont jusqu'à la mise en rayon des références.
Pour apposer la mention bio sur un produit, le cahier des charges à respecter est strict, depuis l'amont jusqu'à la mise en rayon des références.

Tout le monde ne peut apposer le logo Agriculture Biologique (AB) sur ses produits. Le cahier des charges et les critères à respecter sont précis, stricts et les acteurs sont contrôlés par des organismes certificateurs. "Il y a huit organismes de certification du bio, agréés par l’INAO (Ecocert, Agrocert, Certipaq, Bureau Veritas, Certisud, Certis, Bureau Alpes Controles et Qualisud). Et un 9ème est en cours de d’agrément", explique Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio.

Plusieurs années pour convertir les exploitations

Lorsqu’un agriculteur souhaite se lancer dans la conversion de son exploitation en bio, il doit se rapprocher de l'un des huit organismes certificateurs qui vient l’auditer et rend par la suite un avis. La durée des conversions varient de deux ans pour les cultures annuelles à trois ans pour les pérennes. Pour la production animale, tout dépend des espèces. La période va de 6 semaines pour les poules pondeuses à 12 mois pour les bovins, par exemple. Elle s’applique à partir du moment où la surface d’exploitation destinée au pâturage ou à l’alimentation de ces animaux est certifiée en agriculture biologique.

Fin des arômes et des engrais chimiques

A partir de ce stade, l’exploitant n’a plus le droit d’utiliser d’engrais chimique de synthèse ni d’herbicide et de fongicide de synthèse. Il peut, en revanche, se servir d’engrais organiques comme le compost. Pour les maladies, l’utilisation d’antibiotiques est également interdite, sauf dans certains cas très spécifiques. "On est davantage dans une logique de prévention pour faire régner un certain équilibre sur l’exploitation", ajoute Elisabeth Mercier. Les exploitants optent ainsi pour la rotation des cultures et la médecine douce. Ils évitent les concentrations d’animaux et diversifient l’alimentation afin de renforcer les défenses immunitaires des animaux… Les matières premières sont ensuite achetées par les transformateurs. Au niveau de la production industrielle, aucun colorant ni arôme chimique n'est autorisé.

5 % de contrôles inopinés

Tout au long de la chaîne, des audits sont réalisés par les organismes compétents : ils sont planifiés une fois par an. Mais des visites peuvent aussi être inopinées, dans 5 % des cas. "Les distributeurs aussi peuvent avoir des audits pour vérifier la traçabilité des produits bio en rayon", indique Elisabeth Mercier. Enfin, pour qu’un produit fini transformé soit certifié bio, il doit contenir au moins 95 % d’ingrédients d’origine bio. Les 5 % restants doivent figurer dans la liste des ingrédients non bio autorisés.

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