Radiographie des marchés et des perspectives de l'e-commerce pour 2014

Publié le par

|

|

|

|

|

|

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami
Après une année 2013 difficile, les achats électroniques vont croître, mais selon des spécificités sur chaque marché européen ou américain.

Après une année 2013 difficile, les achats électroniques vont croître, mais selon des spécificités sur chaque marché européen ou américain.

INFOGRAPHIE 

Les Français sont les troisièmes plus gros consommateurs européens en ligne derrière les Allemands et les Anglais. En 2014, les cyberacheteurs français devraient dépenser chacun 908€ contre 1267€ au Royaume-Uni, selon une étude RetailMeNot.

Malgré un contexte économique difficile en Europe, le secteur du e-commerce reste l’un des secteurs les plus dynamiques, et cela ne se démentira pas en 2014, montre une étude RetailMeNot (spécialiste du couponing en ligne), menée en collaboration avec le Centre for Retail Research sur les chiffres-clés du E-commerce en 2013 et ses perspectives 2014-2015 sur 8 marchés clés en Europe et aux Etats-Unis. En voici les points clés.

L’Europe rattrape son retard, mais pas au même rythme partout …

Si le nombre total de cyberacheteurs est similaire en Europe et aux Etats-Unis, le part de la population qui adhère à l’achat en ligne est aujourd’hui de 9 points supérieure aux Etats-Unis par rapport à la moyenne européenne (55% Outre-Atlantique vs 46% sur le vieux continent). Alors que l’achat en ligne est particulièrement plébiscité en Suède (71% de la population achète en ligne) et en Grande Bretagne (67%), on trouve moins d’adeptes dans le sud de l’Europe : en Italie, seulement 1 consommateur sur 5 achète d’ores et déjà sur la toile. En France, ils sont un peu plus que la moitié de la population à commander sur Internet (52%), 3e pays du classement et encore avant les Allemands (45%).

Quand on regarde les dépenses globales de l’e-commerce, on constate que les dépenses sur le marché américain restent nettement supérieures aux dépenses en Europe pour un nombre similaire d’acheteurs, cependant la croissance des ventes est aujourd’hui plus élevée sur quasiment tous les marchés en Europe. En 2013, le e-commerce américain a connu une croissance de +13%, contre +21% sur la moyenne européenne.

En Europe, ce sont notamment 3 pays qui dynamisent le secteur : la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France représentent à eux seuls 80% des dépenses en Europe. Alors que la croissance de l’e-commerce Français a chuté sur 12% en 2013 en raison de la crise, les prévisions d’avenir sont plutôt optimistes et le marché devrait retrouver sa croissance habituelle en 2014 (les prévisions tablent sur +17% pour cette année).

Les dépenses par e-shoppeur

Tandis que la fréquence d’achats est très similaire en Europe et aux Etats-Unis (13,3 vs 13,9 achats en 2013), l’étude révèle que le panier moyen est bien supérieur Outre-Atlantique (82,50 euros en 2013, soit 46% au-dessus de la moyenne européenne de 56,40 euros). Les cyberacheteurs britanniques sont ceux qui dépensent le plus et qui, avec les allemands, achètent le plus souvent ; alors que la France se classe 5e avec un panier moyen de 55,30 euros et 14,1 produits achetés en moyenne en 2013.

Quant aux dépenses annuelles par cyberacheteur, les Américains, avec des achats à la hauteur de 1143 euros en 2013, ont déboursé 52% de plus que les acheteurs européens (751 euros en moyenne), mais se trouvent seulement 4% devant la Grande Bretagne (1094 euros). Les cyberacheteurs Français ont dépensé en moyenne 779 euros, un montant légèrement supérieure à la moyenne européenne.

Online vs offline

Si l’e-commerce est de plus en plus vu comme concurrent des magasins traditionnels, sa part dans la vente de détail n’a pas représenté plus que 6,0% en 2013 en France (prévision 2014 : 6,9%). Le marché le plus mature en Europe est encore la Grande Bretagne (12,1% en 2013, prévision 2014 13,5%) qui se classe même devant les Etats-Unis (10,6% en 2013)

L’e-commerce se montre quand même particulièrement dynamique. En effet, en 2014 la croissance des ventes en ligne sera 11,9 fois plus élevée sur la moyenne européenne que la croissance des ventes dans le commerce traditionnel. En France, le rythme de croissance de la vente en ligne sera même 17,3 fois plus fort.

A noter également que le paiement ne fait pas encore l’unanimité en Europe. Entre les différents pays, les méthodes privilégiées différent largement : si la carte de crédit est le 1er moyen de paiement en France, d’autres pays favorisent le virement bancaire, les cartes prépayées ou encore le paiement à la livraison.

Quelques chiffres et tendances clés :

• Les Français sont les 3es plus gros consommateurs européens en ligne derrière les Allemands et les Anglais. En 2014, les cyberacheteurs français devraient dépenser chacun 908€ contre 1267€ au Royaume-Uni.

• Le Royaume-Uni confirme son positionnement comme leader de l’e-commerce en Europe. 67% de la population a acheté en ligne en 2013. Cette année, les ventes outre-Manche devraient générer au total 53Mds€, soit une croissance de 15,8% par rapport à 2013. L’Allemagne suit avec 42 Mds€ (+22%) et l’Hexagone se classe 3ème (31 Mds€, +17%).

• L'e-commerce européen croît plus rapidement qu'aux Etats-Unis mais les dépenses restent néanmoins inférieures. Si le nombre total de cyberconsommateurs est similaire sur les 8 marchés clés étudiés en Europe (175,2 millions) et les Etats-Unis (171,2 millions), le poids du marché américain est aujourd’hui 49% plus élevé (196 Mds€ aux Etats-Unis dépensés en 2013 contre 132 Mds€ en Europe)

• L’e-commerce a représenté 6% de la vente de détail en France en 2013 et devrait atteindre 6,9% en 2014. La croissance du marché online sera 17,3 fois plus élevée en 2014 que la croissance de ventes traditionnelles (16,5% vs 0,9%)

• Les modes de paiement en ligne diffèrent beaucoup selon le pays. Les e-shoppers au Royaume-Uni, en France et aux Etats-Unis choisissent majoritairement la carte de crédit, alors que les espagnols et italiens préfèrent la carte prépayée, tandis qu’en Allemagne, on remarque que le virement bancaire est la pratique la plus courante.

Voici résumé tout ce qu'il faut savoir en une infographie:

 

(*)Méthodologie de l’étude

Ce rapport indépendant sur le commerce en ligne depuis 2012 et ses perspectives d'avenir en Europe et aux États-Unis jusqu'en 2015, est publié par RetailMeNot en collaboration avec le partenaire Centre for Retail Research(CRR) basé à Nottingham, Royaume-Uni. Les marchés européens couverts par cette étude sont la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède.

L’étude compare les ventes dans chaque pays sur la base des mêmes critères. La définition de « vente de détail » dans ce rapport tient compte des ventes réalisées auprès du consommateur final en magasin ou sur Internet et exclut les catégories billets, vacances, assurances, services financiers, voitures, et la restauration.

Les données provenant des sources suivantes ont été utilisées pour établir ces prévisions sur les tendances de consommation : statistiques du gouvernement et des analystes, prospections téléphoniques avec plus de 100 marchands de tous secteurs d'activité (représentant plus de 20% de la vente de détail du marché) et sondage auprès de 1000 consommateurs dans chacun des 9 pays.

 

Nos évènements

Recevez la Newsletter mensuelle LSA CAMPUS

    Inscrivez-vous

    >> Vous êtes Enseignant

    >> Vous êtes Etudiant

 

 

Suivre Lsa Conso

  • Twitter
  • Facebook
  • Viadeo
  • RSS
  • mobile

Lsa expert

LSA Expert, l’outil de recherche web dans la base des magasins, centrales et centres commerciaux, mise à jour en continu... Accédez au service

Lsa expert
Recevez nos newsletters Abonnez-vous Connectez-vous