SIAL 2016 : découvrez toutes les tendances alimentaires mondiales

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Dossier A 40 jours du SIAL, qui se tiendra à Villepinte du 16 au 20 octobre 2016, TNS et XTC ont dévoilé le 3ème volet de leur vaste étude "Food 360" sur les comportements alimentaires et l'innovation dans le monde. Il en ressort 4 grands axes et 13 sous-tendances.  

L'étude conjointe réalisée par TNS et XTC pour le SIAL a identifié 4 grands axes et 13 tendances dont celle qui monte en puissance autour des produits naturellement bons pour la santé comme ces chips de chou kale riche en oméga 3
L'étude conjointe réalisée par TNS et XTC pour le SIAL a identifié 4 grands axes et 13 tendances dont celle qui monte en puissance autour des produits naturellement bons pour la santé comme ces chips de chou kale riche en oméga 3

Le coup d'envoi du SIAL, qui se tiendra à Villepinte du 16 au 20 octobre 2016, est donné. Pour la 3ème année consécutive, TNS présente les résultats de son étude "Food 360" sur les comportements alimentaires dans le monde en synergie avec les tendances alimentaires repérées par le cabinet de veille international XTC World innovation. Au final, 13 tendances ont été dégagées autour de 4 grands axes.

1. Les basiques incontournables

"Pour 74 % des consommateurs s'acheter une produit alimentaire c'est s'offrir des purs moments de plaisir (77 % en France). De même, pour 58 % des consommateurs, la qualité gustative reste le premier critère de choix particulièrement en Europe (77 % en France) et aux Etats-Unis", lance Pascale Grelot, directrice innovation de TNS. De ce constat, 4 tendances ont été identifiées :

  • La nostalgie revisitée:  

"On est pas dans le conservatisme. il s'agit simplement de prendre le meilleur du passé mais de l'inscrire dans la modernité", précise Xavier Terlet, président de XTC World Innovation.

L'un des exemples à découvrir au SIAL:  Un tartare d'algues et de légumes dans un packaging décalé au nom tout aussi décalé "Mémé#Odette" ; Mémé#Henriette.. et une photo en noir et blanc d'une mémé en folie. Avec des recettes et des ingrédients originaux, curcuma, gingembre... Dans le même esprit, les tablettes de la marque Bruyère qui se distingue par son packaging avec les portraits d'aristochiens de l'artiste peintre belge Thierry Poncelet ou la brioche La Fallue de Mamie Normande. 

 

  • Les petits luxes autorisés

"Les produits alimentaires s'affirment comme des petits luxes qu'on peut s'offrir occasionnellement. Cela se traduit par une esthétique soignée empruntée aux codes du luxe", souligne Xavier Terlet.     

L'un des exemples à découvrir au SIAL : Cette moutarde Trésor de Savor Créations à la truffe blanche qui se distingue par sa couleur dorée. Luxe toujours avec ces morilles sauvages commercialisées dans une boule transparente (Borde) .

 

 

  • Le produit star

"On s'attache au produit rien qu'au produit, un retour en force de la simplicité et à la force de l'ingrédient", explique Xavier Terlet.

Un des exemples à découvrir au SIAL : Genuine Coconut propose une eau de coco biologique directement dans sa coque fabriquée en fibre de noix de coco recyclée. C'est aussi cette gamme L'Essentiel de St-Eloi qui comme son packaging l'indique contient des carottes, de la crème fraîche, une pincée de sel et c'est tout.     

  • Néo mix and match

"Place à l'audace. Bien loin du traditionnel sucré-salé, on ose de nouvelles associations", énonce Xavier Terlet.

Des exemples à découvrir sur le SIAL: Groix Nature a imaginé un pâté d'un nouveau genre, qui associe du cochon breton et du thon blanc Germon. Autre exemples, un burger de canard cuit de la marque Société Bretonne ou ce cappuccino au lait de chamelle de la marque Camelicioux. 

2. Mieux manger ou manger mieux

Parmi les évolutions marquantes repérées par TNS, l'attention de plus en plus forte donnée par les consommateurs à l'origine et à la composition des produits alimentaires. 66 % déclarent ainsi privilégier les produits simples, pas transformés ; 64 % regardent la composition ou les informations nutritionnelles sur les emballages ; 63 % sont de plus en plus attentifs à la provenance des produits. "Ce qui est frappant, c'est le lien de plus en plus évident qui est fait entre l'alimentation et la santé", précise Pascale Grelot. En conséquence, le made in est de plus en plus privilégié, tout comme les circuits courts (42 % ont acheté en circuits courts au cours des 12 derniers mois) et les produits sans conservateurs, sans colorants, 100 % naturels (67 % les privilégient).  Deux sous-tendances en découlent. 

  • Naturellement bénéfique. 

"C'est la vague des superaliments comme les super fruits (acai, goji..), les super légumes (chou kale,..), les super graines (chia, quinoa, épeautre..), les produits fermentés, les légumineuses, qui sont plébiscités pour leurs bénéfices pour la santé", annonce Xavier Terlet.  

Des exemples à découvrir sur le SIAL: Très à la mode dans les pays anglo-saxons, le fameux choux Kale est ici proposé sous forme de chips pour un snacking sain. A noter aussi ces pâtes italiennes à la farine de légumineuses avec sauce au fromage pour les végétariens mais pas que. Ou encore cette boisson au jus de fruits, thé blanc et graines de chia, source d'Oméga 3.

  • Made in

L'argument du local fait de plus en plus mouche, un moyen de réduire les transports et de favoriser l'économie de sa région.

Des exemples à découvrir sur le SIAL : Cabanon propose cetet sauce tomate cuisiné en Provence avec des tomates françaises avec de la viande 100 % boeuf français et du vin rouge AOP et du fromage de chèvre AOP. Dans le même esprit, Mon coulis de frais d'ici est 100 % région c'est à dire que les ingrédients et la main d'oeuvre proviennent de la région des Hauts de France exclusivement.

 

  • A l'état brut

Le courant du raw food synonyme d'ingrédients crus, bruts et peu voire non transformés gagne du terrain. Un aspect sauvage gage d'authenticité pour les consommateurs et notamment les adeptes du régime paléo.   

Des exemples à découvrir le SIAL : Cette tablette Raw Choco qui vient de Finlande, propose du chocolat cru dont les fèves ne sont pas torréfiées et moulues à froid. Ou encore ces bouchées 100 % naturelles, sans sucres raffinés, sans ajout d'arômes artificiels ou de colorants.  

3. Alimentation et durable

"Assurément, il y a encore du chemin à faire. Cela se traduit surtout par une volonté forte (près de 85 % des consommateurs) de réduire le gaspillage alimentaire", annonce Pascale Grelot. De même, 81 % des consommateurs jugent important le fait d'acheter des produits alimentaires respectueux de l'environnement (86 % en France) tandis que pour 77 % il est important qu'il soit respectueux du bien-être animal. Pour autant, 16 % seulement en font un critère d'achat en soi. "Le passage entre les intentions et les actes d'achat reste encore faible", conclut Pascale Grelot. Trois axes en découlent.

  • Zéro gachis

Le consommateur est en demande de solutions auprès des industriels et distributeurs pour l'aider à moins gaspiller.

Des exemples à découvrir sur le SIAL : La marque Re-belle propose des confitures à partir de fruits et légumes invendus collectés auprès de marchés et de supermarchés avec des recettes originales. Le fabricant français Longonya a imaginé lui cette boisson à partir de kiwis bio fermentés selon le même principe que le vin ou le cidre. 

 

  •   Moins d'emballage

La limitation du suremballage est une préoccupation des industriels mais beaucoup reste à faire.

Des exemples à découvrir sur le SIAL: Ce lait éco-concu et éco-citoyen ou encore la Fontaine à yaourt de la marque Yéo frais qui permet réduire l'empreinte carbone de 40 % annonce le fabricant. 

  • La préservation des ressources et du bien-être animal. 

C'est une notion qui monte en puissance en France sous l'effet notamment des vidéos chocs de L214 mais pas seulement... 

Des exemples à découvrir sur le SIAL : La marque Duc met en avant cette notion de bien-être animal avec cette mention "bien nourri, bien élevé et bien heureux", gage que l'animal, nourri sans OGM et sans antibiotiques, sort à l'extérieur plusieurs fois par jour. Olives & Co propose de son côté une soupe de poissons cuisinée avec du poisson issu de la pêche durable et le fait savoir. Quand Happy Goat comme son nom l'indique garantit que son fromage de chèvre frais aux herbes est réalisé avec du lait issu de chèvres élevées dans le respect du bien-être animal.       

 

 

4. L'assiette connectée

On est ici à la limite du prospectif. Pour l'instant, l'Internet est présent avant tout pour rechercher des recettes, des informations, pour commander ses courses. Par ailleurs, l'étude révèle que 51 % des consommateurs se disent intéressés par des objets connectés dans la cuisine (30 % en France), 42 % par l'imprimante 3D alimentaire (31 % en France) mais tout reste encore à construire. 

  • D'où ça vient

Face au besoin de transparence, les nouvelles technologies sont un allié utilisées pour informer de l'origine des ingrédients, du process de fabrication, des méthodologies de production... cela passe encore très souvent par les QR Code.

Un exemple à découvrir sur le SIAL : Le QR code apposé ici sur ce produit typique thaïlandais permet d'accéder à une vidéo de démonstration pour réaliser parfaitement et facilement cette recette. 

 

  • Tech my way

Les nouvelles technologies sont ici mises au service des consommateurs pour les aider à produire ou à personnaliser leurs aliments. 

Un exemple à découvrir sur le SIAL : Sous le feu des projecteurs lors du SIAL 2014 pour ses champignons à faire pousser chez soi, la marque française Prêt à pousser creuse ce sillon avec Lilo, un jardin d'intérieur qui via des capsules biodégradables permet de faire pousser des herbes aromatiques chez soi. En lien avec une appli, il est possible de régler la puissance du cycle lumineux et d'accompagner le consommateur dans les différentes étapes de la pousse. 

 

  • Data santé

L'essor des objets connectés va permettre aux consommateurs de mieux connaitre les produits qu'ils achètent. En scannant le produit, ils pourront découvrir sa teneur en pesticide, son nombre de calories...

Un exemple à découvrir sur le SIAL : Le groupe Poult en partenariat avec la Clinique Pasteur, BBC, Ubleam, Arterris a imaginé un biscuit connecté. Concrètement, via une appli on peut via la réalité augmentée accéder à un menu interactif qui informe sur les programmes dédiés à la santé, l'éducation, la protection de l'environnement, etc...

Et demain ?

"L'avenir sera guidé toujours et encore par la lutte contre l'anti-gaspillage, par le boom de l'agriculture en milieu urbain, par la montée en puissance des nouvelles technologies et par l'essor de la robotique", a conclu Nicolas Trentesaux, directeur du SIAL.

Réagir

Pseudo obligatoire

Email obligatoire

Email incorrect

Commentaire obligatoire

Captcha obligatoire

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA