Swarovski en lumière sur les Champs-Élysées

Le 28 janvier 2010 par Jean-Baptiste DUVAL
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Le géant autrichien du cristal taillé a ouvert un premier magasin à son nouveau concept en décembre. Cette réussite esthétique doit s'étendre au reste du réseau.

Dix ans après l'ouverture de sa première boutique en propre en France, Swarovski, poids lourd du cristal taillé avec un chiffre d'affaires 2008 de 2,8 milliards d'euros, a décidé d'offrir une cure de jouvence de première classe à son concept. Alors, pour l'ouverture de sa première boutique à la nouvelle mode, le cygne autrichien a visé haut. L'adresse ? Les Champs-Élysées, tout simplement. En face du Drugstore Publicis et à deux pas de la boutique Cartier, pour être précis. Une avenue symbolique de la capitale parisienne qui colle parfaitement à l'image de luxe accessible que l'enseigne veut se donner. « C'est l'équivalent de la 5e Avenue à New York, et plus chic qu'Oxford Street à Londres », assure Nicolas Houdoux, directeur de Swarovski France.

La boutique attire déjà l'oeil depuis le trottoir. Il suffit d'un rayon de soleil pour faire étinceler son enseigne en acier. Coulé en forme de fins prismes verticaux serrés les uns contre les autres, le métal renvoie la lumière dans toutes les directions. Et marque un joli contraste avec le cygne, emblème de la marque, impassible, toujours lisse.

Un espace lumineux

Ensuite, la façade de verre laisse pénétrer le regard des passants au coeur du magasin et sur les collections de bijoux. Autant dire que les chalands ne se font pas prier pour entrer. Avec ses 110 mètres carrés sur deux niveaux, Swarovski a joué à fond sur la lumière pour conjurer son exiguïté. Spots halogènes au plafond, murs blancs, vitrines de verre et de métal... La lumière se reflète partout.

Dès ses premiers pas dans le magasin, les clients tombent sur le présentoir à bagues, dont la Nirvana, l'un des best-sellers de la marque. Ici, les clients peuvent essayer autant qu'ils veulent. Pour ne pas défigurer ses bagues avec un lourd dispositif antivol (leur prix dépasse facilement 100 E), Swarovski a imaginé de les poser sur un coussin blanc et de les lester avec un gros cristal relié par un fin câble métallique. Les bagues sont en sûreté, et le tout ne manque pas d'élégance ! « Cette idée nous a permis d'augmenter significativement nos ventes », se félicite Nicolas Houdoux.

 

  

 

 

Tout autour, le magasin déploie le reste de ses vitrines. Au rez-de-chaussée, les bijoux sont présentés par ensembles de parures. Chacune a un thème (une tendance, un animal) décliné en collier, boucle d'oreille, bracelet, etc.

La boutique présente quelques pièces exclusives. Il y a les souvenirs typiquement parisiens, tel le presse-papiers gravé d'une tour Eiffel ou de l'Arc de Triomphe, mais aussi Erika 146. Cette petite poupée de 2 centimètres de haut, portée en pendentif et connue des fans de Swarovski, a été habillée de cristaux bleu-blanc-rouge pour fêter l'ouverture. Pourquoi 146 ? Parce que c'est l'adresse du magasin, et le nombre d'unités de cette série limitée.

Digne d'un conte de fées

À droite, l'escalier transparent, truffé de cristaux, attire vite l'oeil. Digne d'un conte de fées ! Les touristes ne manquent pas de se faire prendre en photo en train de la gravir. Il mène à l'étage où l'on retrouve d'autres bijoux, et le célèbre bestiaire miniature qui a fait connaître la marque au grand public lors des JO d'hiver d'Innsbruck, en Autriche, en 1976, à deux pas du siège du groupe. Mais ici, à l'exception d'une robe en côte de maille incrustée de cristal (le poids !), on a trop vite fait le tour. Heureusement qu'il reste la vue depuis le haut de l'escalier. Au-dessus de l'enseigne, on découvre un vaste lustre de cristal, moderne, franchement original. Swarovski est désormais sur l'avenue la plus chic du monde, et ses voisins n'ont pas à rougir de lui.

Les chiffres
110 m² : La surface de vente pour la boutique des Champs-Élysées
320 : le nombre de ppoints de vente en France
1 700 : le nombre de boutiques monomarques dans le monde

Les plus
- L'espace lumineux
- L'élégance du lieu
- Les trouvailles esthétiques


Les moins
- Le manque d'intérêt de l'étage

 


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