Traité Transatlantique : Interbev en appelle directement à Jean-Claude Juncker

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Dans une lettre en date du 13 avril 2016 adressée à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, la filière interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) alerte une nouvelle fois sur le devenir de la production de la viande bovine au sein de l’Union européenne. Deux sujets chauds sont clairement mis sur la table.  

Dominique Langlois, président d'Interbev interpelle dans une lettre ouverte Jean-Claude Juncker
Dominique Langlois, président d'Interbev interpelle dans une lettre ouverte Jean-Claude Juncker© © Xavier Granet / INTERBEV

 

Négociations avec le Mercosur

Le premier est celui des négociations avec le Mercosur qui ont repris depuis quelques mois et qui pourraient aboutir à une arrivée de 80 000 tonnes supplémentaires sur le marché européen. La perspective n’enchante guère la filière.  « Les Etats du Mercosur regroupent les principaux  producteurs au monde à bas coût », s’inquiète Interbev. Plusieurs États membres, dont la France, s'opposent à cette nouvelle offre et souhaitent que la Commission fasse une nouvelle étude d'impact de cet accord, la précédente ayant été faite avant 2004, année de démarrage des négociations.

 

Traité Transatlantique

 Le second sujet de préoccupation reste bien sûr le traité Transatlantique dont les négociations sont en cours et qui pourrait aboutir à la création d’un marché unique transatlantique des biens et des services d’ici la fin de l’année. Cela se traduirait par l’arrivée en Europe de viande de bœuf américain issue d’un système d’élevage très compétitif (parcs d’engraissement et alimentation à base de maïs OGM et complété par un certain nombre d’additifs alimentaires utilisés comme activateurs de croissance) qui, selon les professionnels, précipiterait la chute des prix en France. Un nouveau round de négociations doit se tenir à Bruxelles au cours de la première quinzaine du mois de mai. Mais sans attendre, Interbev lance dans cette lettre ouverte un nouveau cri d’alarme : «Ne nous imposez pas la concurrence déloyale insoutenable de viandes issues de systèmes de production aux standards fondamentalement opposés à ceux que nous nous appliquons, en Europe, dans l’intérêt de nos consommateurs et citoyens européens. Une  seule solution s’impose : l’exclusion de la viande bovine du Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement et de l’accord avec le Mercosur ». 

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