12 ou 13 chiffres, quand les Etats-Unis faisaient bande à part pour le code-barres

|
etiennebonnet

Le Belge Etienne Boonet fut de 1977 à 1990 le secrétaire général d’EAN (European Article Number) International, « l’ancêtre » de GS1, qui regroupait les pays européens et le Japon pour promouvoir le code-barres. De leur côté, les Etats-Unis comptaient déjà leur propre organisme, l’UPCC (Uniform Product Code Council), créé dès 1974, devenu UCC (Uniform Code Council) en 1984.

Co-existence de deux systèmes

A l’occasion des 40 ans de GS1, Etienne Boonet rappelle que, si le code-barres est aujourd’hui un code universel, deux systèmes ont longtemps coexisté : le code à 12 chiffres américain, et celui à 13 chiffres dans le « reste du monde ». « Le problème est que, si les distributeurs français pouvaient lire indistinctement les codes à 12 ou 13 positions, les caisses enregistreuses américaines, elles, ne lisaient que les codes à 12 chiffres. »

Dans les faits, les industriels non américains ont longtemps dû s’adapter à la situation en demandant à chaque fois une affiliation pour être commercialisés sur le territoire américain. « Longtemps, l’UCC est restée sur ses positions. Mettre à niveau le parc de scannettes en une seule fois aurait coûté cher aux enseignes », explique Etienne Boonet. La situation a perduré jusqu’à la fusion UCC et EAN en 2005, pour créer GS1. Si les Etats-Unis possèdent toujours leurs codes à 12 chiffres, le matériel de scanning a lui été mis à niveau.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter