15% de cosmétiques dangereux repérés par la DGCCRF en 2016

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La DGCCRF a publié le bilan 2016 de ses investigations concernant les cosmétiques. 8000 produits ont été contrôlés et 700 ont été analysés dont 15% s’est avéré être dangereux.

© chaoss/fotolia

Cela ne va pas rassurer les consommateurs. La DGCCRF vient de publier le bilan 2016 de ses contrôles dans le domaine des cosmétiques. L’enquête a visé les produits mis sur le marché national, qu’ils soient fabriqués dans l’Union européenne ou importés de pays tiers. « Près de 8 000 produits cosmétiques ont été contrôlés, notamment les plus utilisés comme les produits pour le bain et la douche ainsi que les soins (crèmes, émulsions, gels) », explique la DGCCRF dans son communiqué.

Et le résultat n’est pas glorieux : plus de 600 cosmétiques avait un étiquetage non-conforme ou des allégations trompeuses. Certaines anomalies détectées – pas la majorité -  sont graves comme l’absence de liste d’ingrédients ou de numéro de lot. « 8 % des produits analysés – toutes catégories confondues – ne mentionnaient pas la présence d’allergènes dans la liste des ingrédients alors qu’ils en contenaient. La DGCCRF a prescrit la mise en conformité de l’étiquetage des produits correspondants », précise l’organisme.

Analyses en laboratoire

Près de 700 des 8000 produits ont aussi fait l’objet d’analyse physicochimique et microbiologique en laboratoire. 37% des produits prélevés se sont révélés non-conformes et 15% dangereux. « Ces contrôles ont notamment mis en évidence des dépassements des limites réglementaires pour les filtres chimiques des produits solaires et des traces de métaux lourds, majoritairement dans les masques de beauté contenant de l’argile », indique la DGCCRF.

Méconnaissance du règlement cosmétique

L’organisme de contrôle remarque que « malgré une large communication sur le nouveau règlement entré en application depuis près de quatre ans, divers opérateurs méconnaissent encore l’étendue des obligations qui leur incombent, les considérant pour certaines comme des formalités administratives lourdes. Ces manquements sont pourtant préjudiciables aux consommateurs. » Ce sont les auto-entrepreneurs, les très petites entreprises et les importateurs qui semblent avoir plus particulièrement une mauvaise connaissance du règlement cosmétique. La DGCCRF veut par conséquence renforcer la communication sur la règlementation à destination des petites entreprises.

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