Marchés

1700 emplois en jeu dans le dépôt de bilan de Gad

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Mauvaise nouvelle à nouveau pour l’agroalimentaire breton. Après Doux, c’est Gad, l’un des principaux abatteurs de porc breton, qui se place en redressement judiciaire. Cette filiale de la Cecab (D’Aucy) emploie 1.700 salariés dans deux abattoirs, dont au moins un devrait fermer ses portes.

Menace sur l'emploi de 1700 salariés chez Gad
Menace sur l'emploi de 1700 salariés chez Gad

Mauvaise ironie de l’histoire, Gad vient aussi d’écoper d’une amende de l’Autorité de la concurrence pour pratiques anticoncurrentielles avec Bigard. Les dirigeants de l’agro-alimentaire, et notamment Coop de France, ne cessaient d’alerter les pouvoirs publics sur la situation économique des entreprises de la filière animale, qui semble partir petit à petit en lambeaux. Le sort de ce qu’il reste de Doux devrait également être connu dans les jours qui viennent.

En surcapacité de production

En cause, la hausse des prix de l’alimentation animale, mais surtout le différentiel de coût de main d’œuvre avec l’Allemagne et des différences de taille d’entreprise dans la viande au niveau mondial qui ne permettent plus aux PME françaises de la viande de rester dans la bataille. Gad réalise un chiffre d’affaires d’environ 400 millions d’euros et son outil était en surcapacité depuis longtemps. La Cecab avait tenté de céder Gad depuis deux ans, sans trouver de repreneur.

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