2 Questions à Danielle Rapoport, psychologue et directrice de DRC Conseil

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BRÈVES « Impulser un différent modèle de consommation »

LSA - Comment expliquez-vous le succèsde l’opération « fruits et légumes moches » d’Intermarché

Danielle Rapoport  - Si cette opération s’est révélée un succès, ce n’est pas seulement parce que les produits étaient vendus moins cher. Non, si elle a tant résonné auprès des consommateurs, c’est qu’elle répond à la fois au désir de lutter contre le gaspillage, et parce qu’elle s’inscrit dans ce besoin de transgresser les injonctions normatives (est beau ce qui est lisse, jeune, etc.), pour davantage de légèreté et de singularité, comme acceptation de la différence. C’est un signal faible qui montre une fatigue d’un surcroît de normes, porteur d’une volonté de vivre différemment et de s’affirmer avec ses « défauts ».

LSA - Ce genre d’opération peut-elleet va-t-elle se multiplier

D. R. - Cette idée de valorisation de la différence est une notion que les marques et les distributeurs doivent avoir bien en tête. L’enjeu pour eux Réussir à développer des produits et des services personnalisés qui permettent au client de se sentir unique et reconnu comme tel. Cela ne veut pas dire qu’il faille dupliquer cette opération fruits et légumes moches à l’identique. Cela implique que les acteurs ne soient plus de simples suiveurs et qu’ils impulsent une vision et un modèle de consommation différents, plus en phase avec leur histoire, leurs propres différences et les évolutions de notre temps. 

 

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Article extrait
du magazine N° 2320

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