2013, coup d’envoi des grandes manœuvres dans l’ameublement ?

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La crise des ventes et de la fréquentation accélère les mouvements de recomposition entre enseignes.

Le périmètre de l'ameublement est un terrain mouvant depuis peu.
Le périmètre de l'ameublement est un terrain mouvant depuis peu.

Ponctuée ça et là par les lamentations du monde du meuble empêtré dans les difficultés, l’année 2013 se terminait relativement tranquillement. A l’exception du changement d’actionnaire du très profitable groupe Maisons du Monde cet été, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Jusqu’à ce que tout s’accélère. En octobre, c’est Ikea qui tirait le premier coup de semonce. Pour la première fois depuis son arrivée en France il y a une trentaine d’année, l’enseigne suédoise annonçait –patatras- une chute de ses ventes, astucieusement éludée derrière l’annonce d’un important plan d’investissement et d’ouvertures.  Habitué à faire mieux que tout le monde, Ikea a quelque peu perdu de son aura, et va devoir panser quelques plaies suite à des problèmes de contamination alimentaire et aux suites judiciaires de l’affaire de surveillance des salariés et clients.

 

2014 promet d'être une année agitée

 

Début décembre, un autre évènement est venu donner un nouveau signal des difficultés que rencontrent des enseignes plus modestes. Mobilier Européen (Fly, Crozatier et Atlas) annonçait son rapprochement avec Conforama sur un plan logistique, tout en cédant plus d’une vingtaine de magasins. Surtout, l’accord prévoit que Conforama pourra  prendre possession de Fly France dans le futur, ce qui ferait de cet ensemble le numéro un français du secteur. En somme, pour mieux résister en période de vaches maigres, l’idéal est de grossir. Pour Fly France, mal en point depuis un moment, (au point de pousser l’ancien directeur général Marc Daeffler dehors), ce rachat présenté comme un rapprochement apportera peut-être une bouffée d’oxygène.

 

La concentration, présentée comme nécessaire pour massifier les achats et réaliser des économies d’échelle, primordiales en période de crise, va peut être donner le départ d’une réorganisation d’un secteur en souffrance, avec une baisse de 3% des ventes sur un an environ. But reste le troisième acteur du marché, mais encore plus distancé, et il se murmure qu’il pourrait être revendu à des industriels ou distributeurs allemands, à la recherche de débouchés pour leurs produits. Pour les autres, Comme Alinéa, il deviendra un peu plus compliqué de se faire entendre, alors qu'Habitat se remet doucement sur pieds. Bref, 2014 promet d’être une année encore plus bataillée, dans un climat de consommation morose pour le meuble. Et on voit mal l'immobilier venir apporter un peu de salut.

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