2014, l'année à oublier pour Bricorama

Entre la baisse des ventes en France, des litiges financiers à résoudre et des départs précipités à la tête du groupe, l’année 2014 a été plutôt noire pour Bricorama.

Les embûches se sont succédé tout au long de l'exercice 2014 de Bricorama.
Les embûches se sont succédé tout au long de l'exercice 2014 de Bricorama. © dr

N’en jetez plus ! Au terme des 12 mois de l’année 2014, Bricorama a collectionné les problèmes, frappé de l’extérieur par la conjoncture, mais aussi en interne par divers dossiers qui sont venus ajouter du piment, ce dont le fondateur de l’enseigne se serait bien passé. Sur un plan commercial, le groupe a connu ''un exercice lourdement perturbé en France comme en Belgique'', en raison d’un contexte économique difficile.

Baisse du chiffre d'affaires

Les ventes totales se sont élevées à 675 millions d’euros, soit un recul de 2,47%. Ce bilan est légèrement plus mauvais en France, qui représente les deux tiers des ventes. Elles s’y sont établies à 436,7 millions d’euros soit une baisse de l’activité de 2,70%. Et l’enseigne de bricolage n’avait pas besoin de ça. Engagée dans un litige avec Mr Bricolage, elle avait obtenu, début 2014, un remboursement de 6,1 millions d’euros, avant d’être finalement condamnée devant une deuxième cour d’Appel à indemniser Mr Bricolage pour 4,7 millions. Et l'ouverture des magasins le dimanche, porteuse d'espoir, n'aurait pas été si marquante que ça.

Crise managériale et bras de fer avec le syndicat FO

En novembre dernier, Bricorama a aussi dû faire face à une mini crise managériale, sur fond de désaccords stratégiques avec Jean-Claude Bourrelier, fondateur et dirigeant de l’entreprise. Antoine Machu, directeur général opérationnel France, Jacky Leclercq, directeur des achats, et Laurie Zeys, responsable de l'offre, ont ainsi quitté l’entreprise, ce qui n’aide pas au pilotage de la chaîne, qui fait face à la concurrence des géants comme Leroy Merlin et Castorama. L’année 2015 a débuté de manière plus joyeuse, avec l’intégration de 9 magasins du groupe GNuva, qui va venir renforcer le périmètre.

Mais les ennuis n’ont pas manqué de s’inviter à la table des discussions dès le démarrage de ce nouvel exercice fiscal. Force ouvrière réclamait 37,7 millions d'euros à Bricorama pour l'ouverture dominicale illégale de sa trentaine de magasins en Ile-de-France en 2012. L’enseigne était sous le coup d'une astreinte de 30 000 euros par établissement et par dimanche ouvert. Le syndicat a obtenu gain de cause sur le fond, puisque la cour d'appel de Versailles a condamné  Bricorama le 12 février 2015 à verser une amende ramenée à 500 000  euros. Bien que provionnée, la somme n’a pas manqué d’entraîner une réaction du PDG de Bricorama, récemment converti à l’usage de Twitter…

 

 

 

 

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