24 heures avec l'homme pressé de Stuart

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Depuis mai dernier, PingKi Houang est le directeur général de Stuart, l’une des start-up les plus courues du moment, qui fournit aux distributeurs un système de livraison express en vélo dans la capitale. LSA a passé une journée à 100 à l’heure à ses côtés.

19 heures Pause détente. Le tournoi de ping-pong est un must chez Stuart.
19 heures
Pause détente. Le tournoi de ping-pong est un must chez Stuart.

Un open space lumineux au mobilier moderne, des vélos disséminés un peu partout, une table de ping-pong – vite pliée pour laisser place à de nouveaux collaborateurs –, des salariés à peine trentenaires aux tenues faussement négligées, nous sommes bien au cœur d’une start-up parisienne. À sa tête, PingKi Houang, arrivé dans l’entreprise en mai 2016. Passé par la Fnac, Pixmania et Showroomprivé, cet adepte des challenges a trouvé son nouveau défi : faire grossir Stuart, cette jeune pousse prometteuse qui fournit, grâce à un modèle prédictif, la livraison en moins d’une heure dans la capitale, en s’appuyant sur une flotte de plus de 500 coursiers, auto-entrepreneurs, à vélo : « Nous apportons une solution pour la livraison précise et urgente, grâce à une société qui est avant tout une boîte de technologies », résume le directeur général.

8 heures - 11 heures - Réunions avec son équipe

À 8 heures précises, un mail crucial annonce le début de la journée de PingKi Houang. Il récapitule l’ensemble des courses réalisées la veille et fait le point sur les chiffres clés. Motus et bouche cousue sur son contenu… Mais le responsable a le sourire. Il faut dire que de nombreux acteurs s’offrent les services de la start-up. Après un début avec des acteurs de la restauration, « un marché déjà mature dans le domaine de la livraison, mais qui externalisait peu », analyse ­PingKi Houang, il s’est rapidement rendu indispensable auprès de Cdiscount, pour son offre alimentaire. Ont suivi Franprix, autre entité du groupe Casino, Carrefour, Auchan (A2Pas)… pour ne citer que les enseignes alimentaires. À 9h30, « stand-up » avec ses équipes, c’est-à-dire une réunion debout où les salariés résument leur semaine : au programme, ce jeudi 10 novembre, l’avancement de projets avec Marks & Spencer et Decathlon notamment. Et un problème de saison : comment équiper les livreurs de vêtements adaptés à la pluie.

11 heures - Premiers pas avec Monoprix

C’est la principale mission de PingKi Houang : trouver de nouveaux projets de développement. De retour d’Hénin-Beaumont (62), où il s’est longtemps entretenu avec la galaxie des Mulliez la veille, il a aujourd’hui rendez-vous dans le magasin Monoprix Jasmin, situé dans le 16e arrondissement de la capitale, qui s’intéresse de près à la livraison express de Stuart. Des projets pilotes sont menés actuellement avec plusieurs points de vente parisiens. PingKi Houang enchaîne ensuite par un déjeuner avec un transporteur… pour une prochaine collaboration ?

14 heures - À la rencontre de Samsung et Allo Resto

Même logique l’après-midi, où le directeur général rencontre tour à tour le Comex de Samsung et les équipes d’Allo Resto pour présenter son offre. Entre deux entretiens top secret, il revient au siège de Stuart pour la réunion avec l’ensemble des antennes de la société. Barcelone, Londres, et bientôt Madrid et Lyon, la plate-forme, épaulée très tôt par des business angels de renom comme Jacques-Antoine Granjon (Vente-privee.com) et Olivier Mathiot (PriceMinister-Rakuten), grandit à vitesse grand V. En 2017, Stuart proposera également sa livraison en temps record dans plusieurs villes françaises, parmi lesquelles Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Strasbourg.

19 heures - Retour au bercail

À la fin de la journée, retour à la case départ. Entre des appels et des prises de rendez-vous, pour sceller sans doute d’autres partenariats, PingKi Houang n’oublie pas un élément cher à l’ambiance des start-up : le tournoi de ping-pong. Sur le tableau qui résume les scores, ses absences répétées ont fait chuter le patron. Qui tente ce soir-là, en vain, de se rapprocher du podium en affrontant Charles, son responsable du développement. Une défaite qui ne pèse pas bien lourd pour le directeur général, vu les jolis matchs remportés pour s’imposer sur le sujet très stratégique de la livraison du dernier kilomètre.

Homme d’action

Étudiant, PingKi Houang fonde une société d’importation de jeux vidéo venus d’Asie. Il intègre ensuite la Fnac comme vendeur, démissionne, mais est rappelé pour rejoindre la direction des achats. En 2000, il rejoint Pixmania, où il reste douze ans. S’ensuit un passage remarqué chez Showroom-prive.com, qu’il a contribué à redresser en quelques années, avant de partir en mars 2016. Il entend alors parler d’une start-up prometteuse fondée en 2015. Son nom ? Stuart…

Avril 2015

  • La date de création de Stuart

30

  • collaborateurs en France, en plus de 500 coursiers actifs en permanence (statut d’auto-entrepreneur)

Source : Stuart

 

19 HEURES

Pause détente. Le tournoi de pingpong
est un must chez Stuart.

14 HEURES

Entretien top secret avec le Comex de Samsung.

11 HEURES

Rendez-vous au Monoprix Jasmin, à Paris.

9 HEURES 30

Réunion « stand-up » avec l’équipe pour faire le point sur les dossiers en cours

 

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Article extrait
du magazine N° 2436

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