48% des Français se considèrent en surpoids et... 42% tentent de perdre des kilos

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Plus encore que l’exercice physique, les régimes sont très pratiqués par les Français. Des consommateurs disposés à payer un supplément pour des produits naturels, sans OGM ou biologiques. Selon cette étude mondiale de Nielsen, snacks salés, chips et glaces pourraient voir leurs ventes baisser dans un proche avenir.  

Parmi les Français adeptes des régimes, la réduction des graisses (61%) est l’approche la plus suivie.
Parmi les Français adeptes des régimes, la réduction des graisses (61%) est l’approche la plus suivie.© Kzenon - Fotolia

Près de la moitié (49%) des personnes interrogées Nielsen se considèrent en surpoids. L’obésité progresse dans l’ensemble des régions du monde. Il s’avère que 62% de la population obèse (671 millions d’individus) vit dans les pays développés, selon  l’étude ‘2013 Global Burden of Disease Study’. La même étude recense 2,1 milliards d’individus en surpoids ou obèses, soit près de 30% de la population mondiale. L’étude Nielsen ajoute que les consommateurs tentent de prendre en main leur santé - 50% tentent activement de perdre du poids et 88% sont prêts à payer davantage des aliments avec des promesses santé. Selon l'enquête, qui a interrogé plus de 30 000 consommateurs dans 60 pays, les Polonais (35%) et les Russes (40%) sont les moins susceptibles de se considérer en surpoids. La moyenne européenne est de 52%, et la France à 42% donc.

Les régimes, solution privilégiée… tout particulièrement en France

A travers le globe, différentes méthodes sont utilisées pour perdre du poids, la plupart ayant confiance dans 2 méthodes testées et approuvées que sont les régimes et l’exercice physique. Ainsi, pour ces 42% des Français interrogés qui tentent de perdre du poids, le changement de régime alimentaire (84%) est la méthode la plus populaire, devant l'exercice physique (73%). Nos compatriotes sont très peu adeptes des pilules, barres et boissons de régime.

 

Parmi les Français adeptes des régimes, la réduction des graisses (61%) est l’approche la plus suivie, devant la réduction de consommation de sucre (59%) et la volonté de privilégier les aliments frais et plus naturels (50%). Si l’on compare avec la moyenne mondiale, les Français sont peu adeptes des régimes low-carb, high-fat (où l’on réduit la consommation de sucres, rapides et lents), qui séduisent particulièrement en Asie-Pacifique.

 

 

 

Allégations santé : « Sans OGM » ou « 100% Naturel » en tête

Loïc Danel, Responsable Insights chez Nielsen France, commente les résultats de l’étude : « Nous avons demandé aux répondants d'évaluer l'importance des allégations santé lors de leurs achats. Sans surprise, dès lors que l’on évoque l’alimentaire, les attributs qui recueillent le maximum de suffrages sont ceux qui évoquent la naturalité, la fraîcheur et un minimum de transformation industrielle. Ainsi ‘Sans OGM’ et ‘100% Naturel’ sont les mentions plus importantes aux yeux des consommateurs. En effet, l’absence d'organismes génétiquement modifiés (OGM) est un facteur jugé comme très important dans leur décision d'achat, pour 49% des Français et 47% des Européens. »

 

 

 

Les Français sont plutôt disposés à dépenser davantage dès lors que ces allégations sont présentes, même s’ils le sont un peu moins que la moyenne européenne. Parmi les 27 attributs ‘santé’ couverts par l'enquête, c’est d’abord le cas pour des produits garantis naturels et/ou sans OGM (respectivement 30% et 29% des consommateurs se disent tout-à-fait d’accord pour payer un supplément pour de tels produits). Viennent ensuite les produits biologiques (26%).

Que nous réserve l’avenir ?

La notion « bon pour la santé » impactera sans aucun doute les achats des consommateurs à l’avenir. Lorsque l’on interroge les Français sur leurs achats d’alimentaire au cours des six prochains mois, 2 catégories se distinguent, les fruits et les légumes. 21% des Français interrogés prévoient d’acheter en effet davantage de légumes, et 19% davantage de fruits. Viennent ensuite les yaourts et l’eau (10% chacun), puis les viandes, volailles et produits de la mer (9%).

Mais la réaction sans doute la plus marquée sera une diminution des achats de certains produits. En effet, les scores sont plus forts pour les baisses envisagées par les consommateurs : les snacks salés et chips sont les plus susceptibles de subir une baisse dans les achats (cité par 36% des répondants en France), suivis par les glaces (34%), le chocolat (33%), les  biscuits et les bonbons (29%) puis les plats cuisinés (25%).

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA