50 ans Walmart : une histoire en vidéo

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VIDÉO Le premier distributeur mondial, devenu première entreprise de la planète, est né le 2 juillet, il y a 50 ans jour pour jour, à Rogers, dans l’Arkansas, état rural de l’Amérique profonde où Walmart a installé son siège en 1970, à Bentonville. Lsa.fr vous propose un retour en arrière à travers deux films historiques conçus par l’entreprise pour conclure une semaine de news consacrée au géant de la distribution alimentaire.

Walmart camion

En complément du cahier spécial de 23 pages que LSA vient de consacrer, dans son numéro du jeudi 28 juin 2012, au demi-siècle de cette world company de 350 Mrds € de chiffre d'affaires et de 2,2 millions de salariés disséminés dans 28 pays, lsa.fr revient à travers deux films historiques sur l’histoire de Wal-Mart. Le premier porte sur la genèse de l’enseigne et la personnalité et le rôle de son fondateur Sam Walton ; le second sur la folle croissance des années 90 et 2000 et l’internationalisation du groupe. Pour mémoire, Walmart est aujourd’hui trois fois et demi plus gros que Carrefour (son challenger) et sept fois plus important qu'Auchan. Il génère chaque mois plus de 1 Mrds € de bénéfice net, de quoi racheter Carrefour à sa valeur d'aujourd'hui, sans coups férir, avec moins d'une année de profits !

Un concept Low-Cost

L'entreprise est pourtant partie de rien, ou si peu : deux ou trois convictions empreintes de simplicité d'un visionnaire, Sam Walton, qui a su capitaliser sur l'irrésistible aspiration à consommer de l'Amérique de l'après-guerre. C'est le 2 juillet 1962, en effet, qu'il ouvre, dans la ville de Rogers, son premier magasin à l'enseigne Walmart, contraction de Walton et de Market. Un nom imaginé par son intendant de l'époque, avec un impératif, faire court pour que la pose des lettres sur l'enseigne coûte le moins cher possible ! Le modèle qui a fait la fortune des Walton est déjà là : ouvrir des grands magasins dans des petites villes rurales négligées par les distributeurs en place. Le tout à moindre coût, sans décorum, pour offrir les prix les plus bas possibles. Rien de glamour. Au point que, longtemps, on ne prêtera guère d'attention à ce groupe aux magasins sans âme et à l'image sociale détestable, qui ne deviendra leader dans son pays qu'au milieu des années 90.

C'est à ce moment-là qu'on commence à découvrir une organisation impressionnante, une logistique au cordeau et une foi pionnière dans les technologies. Elles ont conduit Walmart à s'associer avec IBM dès les années 60, à généraliser les codes-barres dès 1983, ou à lancer ses propres satellites quatre ans plus tard pour permettre à tous ses magasins et entrepôts de communiquer en temps réel. Des données que le distributeur décide de partager avec ses « partenaires » industriels, inventant, au milieu des années 90, le category management que les Français, vingt ans après, peinent toujours à mettre en place.

La routine de Sam Walton

Mais Walmart, c'est aussi un culte du « carrelage » digne de nos meilleurs représentants en la matière. Sam Walton, la casquette maison vissée sur la tête, passait ses journées dans ses magasins à serrer des mains, à haranguer ses troupes... et à les écouter pour chercher de bonnes idées, son petit magnéto et son immuable carnet de papier jaune à la main. Avec profit puisque, selon l'histoire officielle, c'est Lois Richard, employée de Louisiane, qui est à l'origine des people greeters, ces salariés qui vous accueillent à l'entrée de chacun des 11 000 magasins du groupe avec un mot de bienvenue. Une idée simple, comme la règle des ten foot, qui stipule que tout employé situé à moins de 10 pieds d'un client doit lui sourire et lui demander s'il peut l'aider... Avoir de la considération pour ses clients, à l'époque des gens humbles de l'Amérique profonde, voilà une règle trop souvent négligée qui survivra sans aucun doute à l'épreuve des ans.

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