Marchés

8300 paires de chaussures retirées de la vente depuis 2012

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Quelque 8.300 paires de chaussures ont été retirées de la vente ou fait l'objet d'un rappel depuis l'ouverture en 2012 d'une enquête par la Direction de la consommation (DGCCRF) après de nombreux signalements de réactions allergiques cutanées. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a lancé une "enquête approfondie destinée à rechercher la présence éventuelle de substances chimiques dans les chaussures" à la suite de ces réactions allergiques.

"Les recherches de diméthylfumarate et de colorants azoïques, seules substances réglementées pour les articles chaussants, se sont toutes révélées négatives", a noté la DGCCRF, mais ses services ont toutefois relevé des teneurs "parfois importantes de chrome VI" dans des chaussures ayant un intérieur en cuir. Parmi les 42 produits contenant un niveau élevé de chrome VI, "dix-neuf présentaient des teneurs excessives en chrome VI", a constaté la DGCCRF. Le chrome VI est une substance allergisante "probablement issue d'un tannage mal maîtrisé" mais il ne fait pas l'objet actuellement d'une réglementation européenne.

Une consultation en cours

Près de 830 établissements (magasins de chaussures, marchés, grandes surfaces, solderies) ont été contrôlés en France depuis l'ouverture de l'enquête. Elle n'était pas en mesure de donner des détails sur l'origine des chaussures incriminées. La Direction de la consommation a décidé d'organiser une consultation avec les professionnels concernés "afin de faire le point" sur les substances potentiellement allergisantes ou irritantes utilisées dans la fabrication des chaussures (colles, teintures, mousses, plastiques, etc.).

L'objectif est d'identifier les "bonnes pratiques susceptibles d'en réduire les effets indésirables". Dans le même temps, elle compte poursuivre ses contrôles et mettre en place un dispositif de coopération avec le ministère de la Santé pour notamment une meilleure prise en charge des plaintes des consommateurs.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sera saisie le cas échéant "afin d'évaluer les risques liés à ces substances et de formuler des recommandations".

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