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89 licenciements supplémentaires chez Doux

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Le groupe Doux a présenté mercredi 5 décembre, à l’occasion d’un comité central d’entreprise (CCE), son plan, avec 89 licenciements à la clé.

siège de Doux
siège de Doux© DR

Le groupe Doux a présenté mercredi 5 décembre, à l’occasion d’un comité central d’entreprise (CCE), les ambitions de Doux ; le volailler compte se délester de 89 salariés, selon les syndicats.

"89 de trop"

"Ce chiffre était attendu, mais c'est 89 licenciements de trop", a déclaré Jean-Luc Guillart, délégué central du syndicat majoritaire CFDT, à l'issue d'un comité central d'entreprise (CCE) qui s'est tenu au siège de la société à Châteaulin (29). Le syndicaliste craignait il y a quelques jours entre 88 et 135 postes en moins.

Les syndicats ont adopté dans la foulée une résolution soulignant ne pas voir de "caractère urgent, indispensable et inévitable à licencier tous ces gens", au moment où le groupe vient de faire valoir sa "profitabilité" devant le tribunal de commerce de Quimper avec les branches "surgelés" et "produits élaborés", qui viennent de bénéficier d’une prolongation de la période d’observation de trois mois supplémentaires.

Doux, actuellement en négociations avec son principal créancier la banque Barclays, avait notamment souligné avoir retrouvé une "rentabilité opérationnelle positive" avec un résultat d'exploitation de 8,5 millions d'euros au 4ème trimestre.

Huit sites affectés?

Le détail des suppressions d'emplois n'a pas été précisé mais les licenciements devraient affecter huit sites en Vendée, dans le Morbihan et dans le Finistère, a indiqué Jean-Luc Guillart. Le plan doit encore être présenté aux CE des sites concernés et être avalisé par le juge-commissaire qui pilote le redressement. Selon nos confrères de Ouest France, le site de Châteaulin, avec la suppression de 38 postes administratifs serait affecté, ainsi que l'usine Père Dodu à Quimper avec 23 suppressions de postes, et celle Pluguffan (14 emplois)

Les deux branches encore en redressement judiciaire comptent 1 988 salariés en CDI et 350 en CDD. La branche frais, en liquidation judiciaire depuis le 10 septembre, a causé près d’un millier de licenciements.

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