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À 70 ans, la sandale Méduse est bien dans ses baskets

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La célèbre chaussure en plastique continue de séduire petits et grands grâceà la reprise de la marque, en 2010, par la PME française Humeau-Beaupréau.

sandale Méduse

Elle est née en même temps que le Bikini, en 1946. Et comme lui, elle est associée à la plage, au soleil et aux vacances. La Méduse fête ses 70 ans. En 1946, un coutelier auvergnat, Jean Dauphant, crée une sandale en plastique. Surnommée la ­Sarraizienne, elle est finalement commercialisée sous le nom de Plastic Auvergne. Son concepteur met au point une version moulée en monobloc, qui se révèle peu coûteuse et facile à fabriquer. Dans les années qui suivent, la sandale, reconnaissable à sa bride tressée, son bout arrondi et sa semelle à picots, devient le symbole des vacances pour de nombreux Français, qui la rebaptisent Méduse. Quand la production s’arrête dans les années 2000, l’histoire semble toucher à sa fin.

Un produit iconique associé à la joie et à la détente

Mais la passion de Pierre Humeau, dirigeant d’une société spécialisée dans la fabrication de chaussures, est plus forte. Humeau-Beaupréau, PME familiale située près de Cholet, en Vendée, souhaite donner un second souffle à la sandale de plage. Elle rachète l’outil de production, dépose la marque, crée un logo reconnaissable – un splash étoilé – et rebaptise la sandale Sun. « Elle est associée au plaisir des vacances, à la joie de notre enfance, à des moments de détente, explique Anne-Céline Humeau, directrice générale et fille du repreneur. C’est pour cela que nous avons décidé de la relancer en gardant le modèle original, en conservant son usage et en la détournant en véritable accessoire de mode. »

La marque est développée au-delà du produit original, avec des ballerines, bottes et bottines. La majorité des références sont produites en France. « Nous nous battons au quotidien pour garder des marchés de production en France, afin de pouvoir offrir à nos clients un service, une réactivité et une qualité de produits irréprochables », poursuit la dirigeante, qui souhaite, à terme, rapatrier l’ensemble des unités de production dans l’Hexagone.

Chaque année, la société ne vend pas moins de 400 000 paires de Sun. L’export représente environ 20% des ventes de la marque, avec un véritable succès ­commercial au Japon.

Un nouveau souffle via le digital et les réseaux sociaux

Grâce à la boutique en ligne lancée en janvier, la sandale septuagénaire a encore de beaux jours devant elle. C’est sur les réseaux sociaux qu’elle recrute désormais ses fans. « Ils ont dépoussiéré la marque, qui était surtout associée à la pêche, aux coquillages et aux vacances, ­indique la DG. Leur rapidité et leur instantanéité collent parfaitement avec la Méduse, un vrai achat coup de cœur .» Le site va bientôt s’ouvrir à l’international pour répondre à la demande européenne, américaine et japonaise. « Notre premier objectif est de permettre à chacun de trouver des Méduse dans la couleur, la pointure ou le modèle introuvable dans la boutique de son quartier », précise la dirigeante. La déferlante Méduse pourrait bien avoir lieu dès cet été.

En dates

  • 1946 : naissance de la sandale en plastique
  • 2010 : Humeau-Beaupréau relance la marque
  • 2016 : mise en ligne du site marchand
  • 700 000 paires vendues par an, dont 400 000 sandales 20% des ventes sont réalisées à l’export 800 points de vente en France

En chiffres

  • 700 000 paires vendues par an, dont 400 000 sandales
  • 20% des ventes sont réalisées à l’export
  • 800 points de vente en France
Source : Méduse

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