Marchés

À la santé des produits d'apéritif!

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La crise est là, les Français trinquent. Mais qu'importe, les produits salés pour l'apéritif, eux, sont engagés dans une dynamique de croissance solide.

Quand le pop-corn rivalise avec la cacahuète...Bénénuts veut stimuler le rajeunissement de la catégorie. Avec des cacahuètes aromatisées, mais aussi avec Pop Corn Apéro goût barbecue.
Quand le pop-corn rivalise avec la cacahuète...Bénénuts veut stimuler le rajeunissement de la catégorie. Avec des cacahuètes aromatisées, mais aussi avec Pop Corn Apéro goût barbecue.© PHOTOS DR

Avec + 8,7% à 1,2 milliard d'euros, la performance 2011 des produits salés pour l'apéritif (graines, chips, extrudés, tuiles et biscuits) est suffisamment impressionnante pour être soulignée. « Une catégorie qui s'accommode très bien de la crise, voire qui en profite », affirme Emmanuel Pinteaux, directeur marketing soft drinks et food chez PepsiCo, en soulignant que ce bon résultat ne constitue en fait que la suite assez logique d'une dynamique solide et engagée depuis plusieurs années. Certes, une partie de cette performance est due aux augmentations de prix qui ont particulièrement affecté les graines, segment leader de la catégorie. Reste que, tant du côté des extrudés que des chips aromatisées, les volumes ont progressé presque aussi vite que la valeur.

 

Très prisés des jeunes

Par opposition aux graines, segment arrivé depuis longtemps à maturité, les extrudés et surtout les chips aromatisées sont de fait bien installés dans une tendance positive. Les taux de pénétration continuent de progresser, au fur et à mesure que les couches âgées de la population, relativement peu attirées par ces produits, laissent la place aux jeunes qui, à l'inverse, les plébiscitent. « Ajoutez à ce premier moteur celui de la déstructuration croissante des repas, mais aussi celui de la crise, qui incite de plus en plus à recevoir chez soi plutôt que d'aller au restaurant, et vous obtenez cette tendance très solide qui permet d'ores et déjà de parier, pour les cinq ans qui viennent, sur une croissance annuelle moyenne d'au moins 4% des volumes », assure Olivier Sallé, responsable marketing et commercial chez Bret's. Et de souligner le « retard français » en matière de consommation de chips. « On en consomme 850 grammes par an et par habitant dans l'Hexagone, contre plus de 3 kg en Irlande et, en moyenne, 1,2 kg en Europe », précise-t-il. Un décalage qui incite à lui seul les fabricants de chips à l'optimisme...

Comment capter ce potentiel ? Par l'innovation bien sûr. Une arme dont les industriels n'ont pas vraiment abusé ces dernières années. « Depuis l'apparition des chips aromatisées il y a près de dix ans, le marché n'a pas été très généreux en innovations. On décline les gammes d'arômes, et c'est à peu près tout », déplore un industriel, selon lequel la vitalité du marché doit beaucoup à celle du moment apéritif. « Regardez le différentiel de croissance entre les chips nature et les chips aromatisées. Les premières sont beaucoup moins directement associées à l'apéritif que les secondes et, de fait, progressent beaucoup moins vite », constate-t-il. 2012 va-t-elle sonner le retour en force de l'innovation ? Deux ou trois sont d'ores et déjà remarquables. Celle de Bret's d'abord, qui, dans le domaine des chips, propose cette année des goûts pour le moins audacieux, une chips saveur marine notamment. Le produit vient d'être distingué lors de la première édition du Grand Prix Innovation PME Intermarché. Une manifestation fondée sur le vote des consommateurs. Encourageant pour la PME bretonne...Autre initiative, celle de Bénénuts, qui lance un pop-corn salé et aromatisé. « En restauration hors domicile, ici et là, le pop-corn salé commence à supplanter la cacahuète... », remarque Emmanuel Pinteaux. Un petit marché qui pourrait beaucoup bénéficier de l'intérêt d'une grande marque. L'innovation sera d'ailleurs soutenue à la télévision. Autre innovation, toujours signée Bénénuts, des cacahuètes grillées aromatisées. Une tentative pour reproduire du côté des graines la mécanique de croissance observée sur les chips grâce aux arômes.

 

Place aux arômes naturels

Et puis, en second plan, une démarche nutritionnelle qui concerne quasiment tous les grands acteurs du rayon. « Au second plan, reconnaît un industriel, car le contrat de base sur ce marché reste le plaisir, le goût. » Ainsi, après avoir éliminé l'huile de palme de ses recettes il y a déjà cinq ans, Lay's annonce une réduction de 25% de la teneur en sel de ses produits, « sans impact sur la perception gustative », précise Emmanuel Pinteaux, en annonçant d'ores et déjà l'objectif suivant : la disparition ou au moins un moindre recours aux colorants artificiels. Chez Bret's également, on revendique une réduction de 25% du taux de sel dans les recettes, ainsi qu'une volonté d'éliminer les exhausteurs de goût et de privilégier les arômes naturels. Une dimension nutritionnelle réellement transversale puisqu'elle figure également en bonne place dans les cahiers des charges soumis aux fabricants de MDD. Dans un registre voisin, les crackers Tokapi, fabriqués par Europe Snacks pour la marque Repère, affichent même qu'ils sont à base de céréales françaises...

 

Quand le popcorn rivalise avec la cacahuète…

 

Bénénuts veut stimuler le rajeunissement de la catégorie. Avec des cacahuètes aromatisées, mais aussi avec Pop Corn Apéro goût barbecue.

 

Lay’s innove sur le premium

 

Lay’s Sélection, le leader du rayon, innove avec trois recettes dans une nouvelle gamme premium.

+ 8,7 % à 1,2 Mrd €

La croissance du marché des produits apéritifs (graines salées, chips, tuiles extrudés, biscuits salés), CAM à fin janvier 2012, en hypers et supermarchés

Source : SymphonyIRI

 

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