Marchés

À quand des algues dans nos assiettes

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149716507© © Thinkstock, DR

En vérité, elles ont déjà envahi nos assiettes, mais les Français, qui consommeraient un kilo d’algues par an, ne le savent pas toujours. Pour le moment, la majeure partie des algues ingérées sont, comme l’agar-agar, des additifs alimentaires. Mais les temps changent. En Bretagne, le Ceva (Centre d’études et de valorisation des algues) a recensé une quinzaine de PME travaillant ce légume de la mer. Comme Algues de Bretagne (Globe Export) qui fabrique toute une rangée de produits (tagliatelles à la spiruline, perles d’alginate, rillettes de maquereau aux pépites de wakamé, gros sel aux algues brunes, etc.) depuis déjà vingt-six ans. « Nous sommes présents dans les magasins bretons », explique Mathieu Isoard, le dirigeant de cette TPE. Ou Terre en Mer qui s’apprête, selon Ouest-France, à lancer quatre boissons à base d’algues.

Au-delà de cette région de production, les produits intégrant des algues sont rares, car onéreux. Et puis, les consommateurs, s’ils entendent parler de leurs bienfaits nutritionnels – elles sont particulièrement riches en fibres et en minéraux –, ne savent ni les reconnaître, ni les préparer. De ce fait, les algues quasi brutes cultivées vers Paimpol ou Saint-Malo filent le plus souvent chez les restaurateurs qui disposent du savoir-faire culinaire de circonstance. Toujours en Bretagne, sont régulièrement proposés des ateliers de cuisine pour apprendre à préparer tout un menu à base d’algues. Les participants repartent en connaissant la différence entre une laitue de la mer et une dulse ou d’un wakamé, sachant qu’il existe tout au long des côtes bretonnes treize espèces d’algues reconnues comme comestibles. Seul souci, l’agoculture semble avoir du mal à se mettre en place en Bretagne. On estime qu’elle concerne 40 tonnes d’algues, ce qui ne suffit pas à répondre à la demande agroalimentaire. Cependant, beaucoup d’industriels s’intéressent à cette matière première naturelle qui, à l’instar des insectes et du soja, nourrira la planète quand l’agriculture classique ne suffira plus.

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