A suivre à la rentrée: Dave Lewis pour redresser Tesco, numéro 2 mondial de la distribution

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C’est finalement Dave Lewis, ancien d’Unilever, qui va prendre la tête du plus gros distributeur mondial après Walmart et devant Costco. Un choix qui ressemble à celui effectuer par Carrefour il y a quelques années lorsque Lars Olofson, alors vice-président de Nestlé, avait rejoint le distributeur français.

Dave Lewis, nouveau patron de Tesco, lors d'une interview à propos du marché mexicain en 2013.
Dave Lewis, nouveau patron de Tesco, lors d'une interview à propos du marché mexicain en 2013.

Un industriel à la tête d’un distributeur. Le plus gros après Walmart qui plus est… La tâche semble donc ardue pour Dave Lewis qui n’a aucune expérience au sein des enseignes et qui prendra les rênes de Tesco à partir du 1er octobre prochain. Quelles qualités sont venues chercher les membres du conseil d’administration qui l’ont nommé ? Celle d’un homme capable de retourner les situations tout d’abord. En 2011, il réussit à insuffler une dynamique positive à la division DPH d’Unilever qui pèse 15,8 milliards de Livres Sterling à l’époque. Mais aussi celle d’un manager capable de prendre des décisions radicales sur le plan social. En 2007, il coupe 300 postes au sein de l’entreprise…

Cette double capacité à prendre de douloureuses mesures et à produire des résultats a compensé ce manque d’expérience côté distributeurs. Si Philip Clarke, son prédécesseur chez Tesco devait fêter ses 40 années au sein du groupe à la rentrée, Dave Lewis aura passé 28 ans chez Unilever. Entré en tant que stagiaire en 1987, il a lancé la marque Dove au Royaume-Uni en 1992 avant de prendre des postes en Amérique Latine, en Indonésie et en Europe Centrale, tout en poursuivant ses études à Harvard.

A 49 ans, son profil convainc par sa capacité à réussir dans les conditions les plus difficiles: "Il ne connaît rien au marché de la distribution, mais ça importe peu, explique l’analyste Nick Bubb à nos confrères de Bloomberg. Parce que ses compétences de fournisseur devraient lui permettre de remporter la guerre de la concurrence, et c'est sans doute ça dont a le plus besoin Tesco au Royaume Uni."

Si le terme de guerre est ici galvaudé, on retiendra le climat de panique qui règne autour de Tesco depuis que les hard-discounter, Aldi et Lidl en tête, taillent dans ses parts de marché et érodent sa rentabilité. Côté premium, l’enseigne est également attaquée par Waitrose et Marks & Spencer, plus prompts à développer des services en phase avec l’évolution des consommateurs britanniques notamment. Reste à déterminer sa marge de manœuvre et les moyens mis à sa disposition. Après avoir brûlé 1 milliard de Livre Sterling dans une bataille des prix très intense, le conseil d’administration de Tesco doit pourtant lui donner des cartes pour réussir ce énième retournement. Une tâche d’autant plus compliquée que quelques heures après cette nomination, Keith Bowman du cabinet de trading Hargreaves Lansdown Stockbrokers, préconisait toujours à ses clients de vendre leurs actions Tesco…

Dave Lewis lors d'une interview à propos du marché mexicain en 2013:

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