A suivre à la rentrée: Guillaume Innocenti, redonner la pôle position du jouet en France à Hasbro

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Reprendre la main sur le marché français du jouet : telle est la mission de Guillaume Innocenti, ancien DG de Kimberly-Clark France, arrivé en début d'année à la tête de la filiale française d'Hasbro. Un pari difficile au vu du dynamisme de certains concurrents - Lego en tête - même si les jeux sont encore loin d'être faits d'ici Noël.

Guillaume Innocenti est arrivé à la tête d'Hasbro France début 2014.
Guillaume Innocenti est arrivé à la tête d'Hasbro France début 2014.© dr

Nouvelle ère chez Hasbro France... Début 2014, la filiale française du géant américain du jouet tournait plusieurs pages de son histoire : la fin de la "bulle" autour de ses toupies Beyblade, la perte de sa place de numéro un du marché français du jouet au profit de Mattel et le départ à la retraite de son directeur général Pierre Laura, figure emblématique du jouet hexagonal et d'Hasbro où il avait travaillé durant presque 35 ans. Pis, jusqu'alors numéro deux mondial du jouet derrière Mattel, Hasbro glissait à la troisième place, dépassé par Lego. Le millésime 2013 n'aura décidément pas été une année enjouée pour le fabricant...

Des marques fortes

C'est dans ce contexte peu réjouissant que Guillaume Innocenti a pris ses fonctions, en mars 2014, à la tête d'Hasbro France. Pas de quoi, cependant, déprimer l'ancien DG de Kimberly-Clark France. Son objectif : faire revenir Hasbro dans la partie. Et pour cela, il dispose de nombreux atouts.

En premier lieu, la force des marques du groupe comme Playskool, Play-Doh, Monopoly mais aussi Littlest Petshop, My Little Pony... Autant de marques "encore sous-exploitées" selon Guillaume Innocenti. D'autant que de nombreuses nouveautés sont attendues pour la fin de cette année avec, notamment, l'arrivée de playsets plus modulables pour Littlest Petshop, une nouvelle gamme de pâte à modeler Play-Doh destinée aux 6 ans et plus ou encore le lancement de pistolets Nerf avec caméra embarquée.

Une présence médiatique importante

Pour faire connaître ses nouveautés, Hasbro peut compter sur sa puissance de frappe médiatique : premier annonceur du jouet en 2013 selon Kantar Media avec 17,6% de parts de voix, l'entreprise compte renforcer encore sa visibilité, en particulier en magasins. Alors que le permier semestre 2014 a été marqué par une reprise des ventes de jouets en France (+4,7% en valeur selon NPD), Hasbro s'apprête enfin à refermer la parenthèse Beyblade. " En septembre, nous sortirons de l’historique Beyblade. La rentrée marquera notre renouveau, car Beyblade a été, de par son succès hors norme, l’arbre qui cachait la forêt des autres marques du groupe", estime ainsi Guillaume Innocenti.

Seule ombre au tableau : l'insolent succès de Lego qui caracole actuellement en tête des ventes de jouets en France au premier semestre 2014, devant Mattel et Hasbro. Mais, comme le rappelle un concurrent : "dans notre secteur, rien n'est jamais joué avant le 25 décembre. En 2011, le marché était négatif jusqu'au 15 décembre et s'est complètement retourné au cours des dix derniers jours avant Noël". A l'époque, la raison de ce retournement était... Beyblade !

 

 

 

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