A suivre à la rentrée: Marc-David Choukroun et Guilhem Cheron, co-fondateurs de La Ruche qui dit Oui !

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Associés depuis 2010, les deux compères ont bâti en trois ans la start up la plus originale, et peut-être la plus prometteuse de la distribution alimentaire. Ils font partis de ceux qu'il faudra suivre à partir de la rentrée.

La ruche qui dit oui
La ruche qui dit oui© DR

Le principe de La Ruche qui dit Oui ! est simplissime : il s’agit d’une plateforme de mise en relation des producteurs locaux, souvent bio, et des consommateurs. Une sorte d’Airbnb pour locavores en somme. Mais la start up a introduit un nouvel acteur qui fait toute la différence : la fameuse ruche. Il s’agit d’une personne qui prend en charge l’organisation de la distribution des commandes internet. Il lui revient d’animer sa communauté, de dénicher de nouveaux producteurs, de trouver un local le jour J – grand appartement, jardin, lieu public -  toutes les semaines ou tous les 15 jours. Séduits par le concept, Marc Simoncini, fondateur de Meetic, et Xavier Niel, celui de Free, ont investi dans la start up.

"Chaque année, on multiplie les ventes par trois."

Depuis le lancement de la plate-forme web en septembre 2011, plus de 500 ruches ont ainsi été créées, qui reçoivent 50 000 commandes chaque mois pour 2500 producteurs. Une trentaine d’animateurs de ruche en possèdent trois, la limite maximale. Et pour cause, l’affaire peut devenir lucrative. Car le responsable de ruche touche une commission de 8,35 % sur le chiffre d’affaires hors taxe, tandis que la Ruche qui dit Oui ! en prend autant pour son compte. Au final, les producteurs récupèrent 83,3 % des ventes. Ce taux fixe, qui ne bougera pas promet-on, épargne de fastidieuses négociations, en plus d‘être plutôt avantageux pour le producteur qui fixe lui-même son prix.

Objectif : 80 millions d'euros en 2015 ?
Si le revenu moyen par ruche est de 400 euros (il a doublé en un an), pour 10 à 15 heures de travail hebdomadaire, les cinq plus grosses atteignent 3000 euros par mois. Une règle de trois montre que cela implique un chiffre d’affaires hors taxe de 430 000 euros par an. Pas mal pour des amateurs !
« Chaque année, on multiplie les ventes par trois. Cela va très vite, notre organisation est décentralisée et elle demande peu de moyen. Il suffit d’une personne qui a envie de s’investir dans le circuit court », justifie Marc-David Choukroun, co-fondateur du site.
En 2013, les ventes ont atteint 9 millions d’euros, l’objectif 2014 est donc de 27 millions pour un résultat proche de 2 millions. « Nous ne sommes pas encore rentable parce qu’il y a beaucoup d’investissements, mais dans le business plan initial nous l’avions fixé à 500 ruches », assure Marc-David Choukroun. Le cap des 80 millions pour 2015 ? La Ruche qui dit Oui ! y travaille d’arrache-pied en créant déjà des filiales en Europe. Après la Belgique et l’Espagne cette année, l’Angleterre et l’Allemagne sont en phase d’approche.


L'identité et la proximité géographique des fournisseurs sont mises en avant pour chaque "Ruche".

 

Chacun des 2500 producteurs référencés dispose d'une fiche de présentation détaillée pour ses produits.

Tous les fournisseurs de rayonnage alimentaire sont sur Magasin LSA

 

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