Achats responsables

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Sandrine Mercier, directrice du développement durable, Agathe Grossmith, chef de groupe RSE produits de Carrefour et Émilie Fléchard, directrice commerciale adjointe de Gillot SAS
Sandrine Mercier, directrice du développement durable, Agathe Grossmith, chef de groupe RSE produits de Carrefour et Émilie Fléchard, directrice commerciale adjointe de Gillot SAS

Distributeur : Carrefour protège les produits de la mer

La pêche durable, Carrefour y est sensible depuis longtemps. Déjà en 1999, une gamme de produits aquacoles Filière Qualité était présentée en magasins. Depuis, le groupe a accentué ses efforts. En 2000, le distributeur a instauré le contrôle de la taille des poissons afin d’assurer le renouvellement des espèces. Certaines sont d’ailleurs interdites à la vente depuis 2008, dont le grenadier et le brosme. L’enseigne s’est même payé le luxe de tacler Intermarché et la Scapêche à ce sujet. L’armement des Mousquetaires a en effet été malmené par une illustratrice de bandes dessinées, Pénélope Bagieu, fin 2014, qui dénonçait sa pêche en eaux profondes. Carrefour a répondu à l’aide d’une autre dessinatrice, Louison, qui vante, elle, la pêche responsable de Carrefour. En magasins, l’engagement du distributeur passe par 50 références de poissons qui bénéficient du label MSC (Marine Stewardship Council) et favorise des approvisionnements en pêche locale, notamment pour le banc marée.

Industriel : Gillot valorise les producteurs de lait AOP

La société normande, spécialisée dans la fabrication de camemberts AOP, s’inquiétait pour sa matière première, le lait, avec le risque de perdre un tiers de ses producteurs d’ici à 2017. La PME a donc décidé de prendre le problème à bras le corps en invitant ses producteurs en 2014. Après de longues discussions, elle a décidé de mettre en place une politique de rémunération spécifique pour les producteurs de lait AOP pour quatre ans, passant de 30 € à 36 € pour les 1 000 litres. Elle s’est en outre engagée à gérer les volumes à la fin des quotas laitiers en prenant 50% de la production des éleveurs. Enfin, élément rare, elle a défini un mode de gouvernance entre la fromagerie et les producteurs, le tout inscrit dans un contrat-cadre. Une politique audacieuse qui, avant d’être récompensée par le jury, a été couronnée de succès : 98% des contrats proposés ont été acceptés par les producteurs, qui ont dit oui pour un audit qualité en contrepartie. Gillot a en outre signé avec cinq nouveaux producteurs… sans doute rassurés par cette démarche.

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Article extrait
du magazine N° 2383

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