Adieu les panneaux publicitaires dans les petites villes

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LÉGISLATION - LOIS Depuis le 13 juillet 2015, finis les panneaux publicitaires dans les villes françaises de moins de 10 000 habitants. L’objectif est de lutter contre la pollution visuelle. Pour les distributeurs, c’est un coup dur... même s'ils boudaient déjà de plus en plus ce support.

La publicité extérieure, dont les panneaux publicitaires, représentent un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros en 2014 (Source : Kantar media).
La publicité extérieure, dont les panneaux publicitaires, représentent un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros en 2014 (Source : Kantar media).

Opération "nettoyage visuel" pour les petites villes françaises. C’est en effet l’enjeu principal de cette mesure, qui vient d’entrer en vigueur ce lundi 13 juillet, lutter contre la pollution visuelle. Pour y parvenir, les petits panneaux d’affichage publicitaires sont désormais interdits dans les communes de moins de 10 000 habitants. Cette loi concerne surtout les indications pour les commerces et les services (cafés, restaurants etc.). Les distributeurs sont également dans le viseur de la loi.

Un manque de visibilité

Pour les distributeurs, il s’agit bien sûr d’un manque de visibilité en perspective. Mais ce support était déjà de plus en plus boudé par les enseignes. Le chiffre d’affaires de la publicité extérieure, qui atteint 2,7 milliards d’euros en 2014, a baissé de 8.7 % dans l’alimentation (Source: Kantar media). A titre de comparaison, l’achat d’espaces publicitaires sur Internet représente un chiffre d’affaires de 4.8 milliards d’euros sur cette même période. Les distributeurs sont les troisièmes plus gros acheteurs sur ce support, derrière les établissements financiers et le secteur de l’automobile.

Quelles exceptions ?

Comme toute règle, des exceptions subsistent : les communes de moins de 10 000 habitants liées à de grandes unités urbaines ne sont pas concernées par la nouvelle législation. Les messages signalant la vente de produits du terroir, des activités culturelles ou des manifestations temporaires sont également autorisés. Pour le reste, des demandes de dérogation sont à effectuer auprès des services publics. On estime que près de 600 000 panneaux doivent être retirés sous peine d’amende ( 7 500 euros).

Un précédent à Grenoble

Cette loi, votée en 2010 dans le cadre du Grenelle de l’environnement 2, est en vigueur depuis le 13 juillet, mais les préfectures n’ont pas prévu de réprimander tout de suite, laissant ainsi le temps de retirer tous ces panneaux devenus interdits.

La ville de Grenoble avait déjà fait office de bon élève. Les panneaux publicitaires de la ville ont en effet déjà été retirés au mois de janvier, sous l’impulsion du maire écologiste Eric Piolle.

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