AG de Casino : le groupe peut compter sur l’international

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A l’occasion de son assemblée générale, le 6 mai à Paris, Jean-Charles Naouri est revenu en détail sur les performances de son groupe en 2013. Pas de surprise, puisque les chiffres étaient connus depuis longtemps, mais plusieurs éléments de compréhension pour répondre à des questions clés.

Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, a présidé l'assemblée générale de son groupe, le 6 mai à Paris.
Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, a présidé l'assemblée générale de son groupe, le 6 mai à Paris.

Le redressement de la France est-il d’actualité ?

La France est clairement l’activité la moins dynamique du groupe. En 2013, le chiffre d’affaires des enseignes Casino, de Leader Price, Franprix, et du e-commerce a reculé de 2,9 % au total. Cette baisse est imputable aux réductions drastiques de prix concédées en rayon, mais aussi à un plus grand dynamisme commercial de ses concurrents. « Leader Price est désormais l’enseigne la moins chère du marché, tant en marque national qu’en marque propre », s’est félicité Jean-Charles Naouri, PDG du groupe. Surtout, il a insisté sur l’amélioration lente mais régulière des ventes en volume (+7 %) et du trafic (+ 4,2 %) des magasins Géant au premier trimestre 2014. « Nous sommes actuellement proche du zéro, nous voulons repasser en positif en croissance organique en France », a conclu Jean-Charles Naouri.

 

Casino a-t-il encore les moyens de financer ses baisses de prix ?

Le repositionnement prix des enseignes Casino et de Leader Price a été l’une des grandes surprises de l’année 2013. Historiquement cher, Casino en vient aujourd’hui à taquiner Leclerc sur les prix. Mais ce virage à 180° exige des investissements colossaux, estimés à 200 millions d’euros par certains analystes. Casino peut-il tenir la distance ou va-t-il être obligé de faire des yoyos ? Antoine Giscard d’Estaing, directeur financier, a commencé son intervention avec la présentation du taux de marge du groupe : 4,9 %. Pour un résultat opérationnel courant de 2,3 milliards d'euros en 2013. La contribution de la France est passé de 539 à 544 millions, c’est-à-dire qu’elle aurait baissée sans l’intégration de Monoprix. En revanche, l’international est passé de 1,3 à 1,7 milliard. En clair, les filiales de Casino sont rentables, très rentables même, et devraient lui permettre de tenir son positionnement prix encore un moment.


 

Quelles sont les priorités de l’exercice en cours ?
Premium, discount, proximité et e-commerce. Partout, Casino veut décliner cette formule miracle. « En 2013, le groupe a quasiment doublé par rapport à ce qu’il était 5 ans auparavant. Nous disposons d’un excellent mix géographique et dans nos formats. Les priorités sont toujours les mêmes. Poursuivre et accélérer  sur le déploiement des enseignes discount, le renforcement sur les formats premium, la proximité et le développement du e-commerce non-alimentaire. »
En France, le discount implique les investissements dans Leader Price et de Géant, désormais « conçu comme populaire ». A l’étranger, cela passe par le développement des formats de cash & carry comme Assai (Brésil). Pour le premium, il s’agit notamment de l’expansion de Monoprix, tandis que la proximité sera poussée partout. Des déclinaisons des enseignes seront partout développées : Mini Mercado au Brésil, Exito Express en Colombie, Mini Big C n Thaïlande. Et enfin, le e-commerce, déjà bien développé au Brésil, et nouvellement créé en Thaïlande, au Vietnam et en Colombie.


 

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