Agromousquetaires lance une nouvelle gamme de pains HVE

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Après le vin, Agromousquetaires et Intermarché lancent une nouvelle gamme de pains issus de blé HVE.

pavé HVE

Depuis le 1er avril 2019, le rayon boulangerie des magasins Intermarché s’est enrichi de trois nouvelles références. Il s’agit d’une baguette, d’un pain de 400 grammes et d’un pavé de 550 grammes. Leurs spécificités ? Ils sont élaborés à partir de farine issue de blé Haute Valeur Environnementale (HVE).

Cette certification d’Etat crée en 2012, reléguée au second plan jusqu’en 2016 sous l’effet sans doute de l’engouement pour le bio, a été relancée par le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation Didier Guillaume. Elle valide des pratiques de production responsables en matière de nutrition des plantes et de gestion des intrants, de préservation de la biodiversité et d’optimisation de l’utilisation de l’eau.

Une troisième voie agricole

« La démarche HVE dessine l’agriculture de demain. Elle offre assurément des ressources et un futur important en matière de production agricole», s’enthousiasme Yves Audo, président d’Agromousquetaires.   

Pour mettre au point cette gamme, Agromousquetaires s’est rapproché de deux coopératives, la Dauphinoise (5000 adhérents, 450 M€ de chiffre d’affaires) et de la Tricherie (280 producteurs, 32 M€ de chiffre d’affaires). 33 exploitations au total fournissent le blé HVE nécessaire à la fabrication de cette gamme de trois références. Pour convaincre les producteurs de sauter le pas et tenter d’en rallier d’autres, le groupement s’engage auprès des agriculteurs pour une durée de trois ans et également sur un prix de la tonne de blé valorisée de 30 à 50 € supplémentaires par rapport aux cours mondiaux, soit 200€. « La démarche HV€ est pour nous une évidence. Elle s’inscrit dans notre plan stratégique baptisé Cap Avenir. Dans un marché mondial du blé,  la présence renforcée des pays producteurs de l’Europe de l’est nous pousse à réduire notre part d’activité à l’export et à accélérer le développement de filières locales et régionales», reconnaît Jean-Yves Colomb, président de la coopérative la Dauphinoise.

Une gamme étoffée d’ici la fin 2019

D’ici à la fin de cette année, la gamme de pains issus d’exploitations HVE devrait s’enrichir de trois nouvelles références. « Les débuts sont prometteurs. Au cours du premier mois de lancement en avril, 650 000 baguettes HVE ont été vendues, soit la moitié de la référence conventionnelle commercialisée sous la marque la Campanière », explique Aude Hennequin, chef de groupe Trad et liquides bios chez Intermarché. La baguette HVE est proposée au prix de 0,95€ contre 1 € pour une référence équivalente en bio et 0,85 € pour une baguette issue de blé conventionnel.

Intermarché nourrit de grandes ambitions pour le HVE puisque d’ici 2023 50% des volumes de pains de la Campanière seront issus de blé HVE, avant de passer à 100% d’ici à 2025. La Campanière, rappelons-le, contribue à 55% du chiffre de la boulangerie d’Agromousquetaires.

Un enjeu de communication

Reste à faire connaitre cette certification auprès des consommateurs. Entre les produits bio, HVE, CRC, Zéro résidus de pesticides, sans pesticides, il est en effet difficile de s’y retrouver. « Le sujet est complexe. Nous avons demandé au Ministère de l’agriculture et de l’alimentation d’investir 10 M€ dans la communication sur la certification HVE », explique Christophe Bonno, directeur général d’Agromousquetaires.

Après une première  gamme de 9 références de vin issu d’exploitations HVE et déjà disponibles en magasin sous la marque Expert club le vin et le pain, le groupement pourrait en effet  développer de nouvelles gammes issues de filières HVE.  D’où l’importance de faire connaître la portée de cette certification au plus grand nombre. « Nous regardons pour les fruits et légumes. Le sujet est sur la table », confirme Yves Audo.

Une chose est sûre, le statut de producteurs et de commerçants d’Intermarché  constitue un avantage de taille. « Nous pouvons d’autant plus nous engager auprès des producteurs que, dans notre schéma d’organisation, il n’existe pas cette défiance qui oppose fréquemment industriel et distributeur. Dans le cas du blé HVE, le risque est partagé entre les deux parties », fait remarquer Christophe Bonno.

 

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