Alain Caparros claque la porte de Karstadt

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Alain Caparros
Alain Caparros© DR

La « lune de miel » n'aura pas duré six mois. Alain Caparros a annoncé, le 11 avril, sa démission immédiate de la présidence du conseil de surveillance de Karstadt. Le patron du distributeur allemand Rewe explique ce geste par des divergences stratégiques. Le Français aurait, en fait, très mal supporté de voir le propriétaire de l'enseigne de grands magasins, Nicolas Berggruen, dévoiler à la presse sa volonté de séparer le groupe en trois entités, avant d'en parler aux membres de son conseil de surveillance. Dans une interview accordée au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, le milliardaire germano-américain a confirmé que la création de trois pôles axés premium, sport et magasins dits standards « allait être lancée ».

Ce départ est une mauvaise nouvelle pour Karstadt. « Je regrette beaucoup cette démission, a avoué Hellmut Patzelt, chef du comité d'entreprise. Caparros est un expert de la distribution et un homme honnête et direct. Il nous aurait beaucoup aidés. » Pour le remplacer, Nicolas Berggruen a nommé un de ses plus proches associés, Jared Bluestein, qui a défendu ses intérêts dans une cinquantaine de sociétés dans lesquelles l'homme d'affaires a investi ces quinze dernières années. Le directeur financier de son holding personnel, Thomas Crawford, devrait aussi siéger au conseil de surveillance de Karstadt, qui risque de se transformer en simple chambre d'enregistrement des décisions du « grand patron ».

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Article extrait
du magazine N° 2178

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