Aldi abandonne en catastrophe ses sanctions contre les salariés de Dammartin-en-Goële

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Victime d'un bad buzz d'anthologie suite à sa décision de faire rattraper les heures de travail perdues pendant la prise d'otage du 9 janvier aux salariés de Dammartin-en-Goële, Aldi a décidé de battre en retraite non sans maladresse.

Un magasin du hard discounter Aldi.
Un magasin du hard discounter Aldi.

« Aucune perte de salaire n’affectera les salariés, aucune heure ne sera à récupérer ». Aldi tente de clore la polémique avec un rétropédalage d’urgence face au tollé médiatique qu'a provoqué sa décision de retenir des heures aux salariés évacués pendant la prise d’otage de Dammartin-en -Goële. D’après l’article du Parisien, qui a dévoilé l’information, les salariés ont vu leur journée écourtée peu après 16 heures par l’évacuation des bureaux de la centrale régionale du distributeur. « Ils ont été particulièrement surpris d'apprendre que les heures non effectuées seraient décomptées de leur temps de travail, et devraient donc être rattrapées », explique le quotidien. « A notre connaissance, seules quatre personnes sur la centaine de salariés que compte notre établissement ont rencontré des difficultés de circulation pour se rendre à Dammartin, du fait des nombreux barrages. Ces salariés qui sont rentrés chez eux récupéreront ces heures à leur convenance dans le cadre de leurs horaires variables », a précisé Bertrand Combot, le gérant d'Aldi Marché, au Parisien.
 

 

A comme l'impression que #Aldi s'est fait une pub d'enfer avec cette histoire de salariés non payés pdt l'assaut du GIGN !

 

 

Tout au long de la journée, les réactions outrées se sont multipliées dans les médias et sur les réseaux sociaux. A tel point qu’Aldi a décidé de battre en retraite. « Nous ne confirmons pas ces déclarations, nous a-t-on expliqué, avant de nous faire parvenir un communiqué de démenti en contradiction avec les déclarations faites la veille au Parisien.

« La direction Aldi Dammartin ne comprend pas la tentative de polémique sur la prise en compte des heures de ses salariés. La direction ne confirme absolument pas ces informations qui sont erronées. Aucune perte de salaire n'affectera les salariés, aucune heure ne sera à récupérer, que les salariés aient été présents ou non le 9 janvier. Cette position a été reprécisée aux salariés le 19/01/2015."


Cordialement,

ALDI MARCHE DAMMARTIN

 

La grande distribution coutumière des bad buzz

Petits salaires, conditions de travail difficiles, règlement stricts… La grande distribution est régulièrement victime de bad buzz liés à ses pratiques managériale ou commerciale, parfois à tort. En 2014, Casino était ainsi accusé par une vidéo Youtube de tricher sur le poids des fruits et légumes vendus en filet. L’information a rapidement été démentie par de simples vérifications en magasins.

 

En 2013, c'est Abercrombie & Fitch qui était montré du doigt pour ses politiques de recrutement à la limite de la discrimination. Cette année, le film Discount risque de ternir encore un peu plus cette  image. En salle à partir du 21 janvier, il reprend une scène qui avait indigné la France en 2011. Cora avait alors tenté de licencier une caissière qui s’était emparée d’un ticket de caisse, et donc d’un bon de réduction, laissée sur le tapis par un client. Une pratique interdite par le règlement, assimilée à du vol par la direction. Déjà à l’époque, le tollé médiatique avait contraint l’enseigne à changer d’avis…

 

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