Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, veut se battre "jusqu'au bout" pour le travail dominical

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Interrogé mardi 9 juin 2015 sur France Inter, le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, a assuré qu'il se battrait "jusqu'au bout" pour obtenir de l'Assemblée nationale l'adoption d'un amendement autorisant les enseignes de biens culturels à ouvrir le dimanche, dans le cadre de la loi Macron.  

Pour Alexandre Bompart (Fnac) : "La distribution culturelle est en danger ».
Pour Alexandre Bompart (Fnac) : "La distribution culturelle est en danger ».

Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac, veut encore y croire. "Je ne suis pas aveugle, je me rends bien compte que nous avons beaucoup d'opposition", a-t-il reconnu sur France Inter alors qu’il était interrogé sur l'éventualité d'un rejet par l'Assemblée de l’amendement, parfois qualifié d'"amendement Fnac". Mais "j'ai tellement le sentiment que c'est nécessaire pour notre secteur et la filière culturelle dans son ensemble que je me battrai jusqu'au bout", a-t-il ajouté.

Manuel Valls: "pas de raison de revenir là-dessus".

De quoi est-il question ? La loi Macron est revenue lundi sur les bancs de l'Assemblée nationale, qui doit se prononcer en commission spéciale en dernière instance sur un amendement autorisant les commerces à ouvrir davantage le dimanche, sous réserve de compensations. Le Sénat est allé plus loin que l'Assemblée nationale sur le dispositif en autorisant les magasins de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical "en attribuant le repos hebdomadaire par roulement", ce qui revient à les autoriser à ouvrir 52 dimanches par an. Lors des débats devant la Chambre haute, le gouvernement ne s'y est pas opposé. Mais samedi, Manuel Valls a affirmé à Poitiers que sur ce sujet, "les choses avaient déjà été bien discutées en première lecture à l'Assemblée nationale" et qu'il ne voyait "pas de raison de revenir là-dessus".

Alexandre Bompard: "On a besoin de cet oxygène"

"On a besoin de cette petite marge de manœuvre, de cet oxygène, c'est la raison pour laquelle on se bagarre sur le sujet", a assuré Alexandre Bompart. "La distribution culturelle est en danger. C'est un moyen de lui rendre un petit peu de marge de manœuvre face à Amazon", a-t-il plaidé. Selon Alexandre Bompart, l'objectif n'est pas d'ouvrir "52 dimanches par an partout" mais de s'adapter à "la demande des clients".

 

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