Alimentation biologique : un marché mondial à part entière

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Le boom des produits alimentaires issus de l'agriculture biologique se poursuit dans tous les pays développés. L'offre suit la demande, comme l'annoncent déjà les organisateurs de Bio Fach, le rendez-vous international du Bio, qui se tiendra à Nuremberg du 14 au 17 février 2002.

V illage du vin, bar de l'huile d'olive, espace financements et placements Bio Fach le prochain salon mondial des produits biologiques entend donner une image moderne de la filière « Bio ». C'est que le créneau est devenu en quelques années un marché alimentaire comme les autres. Partout sur la planète, les produits font désormais appel au marketing et sont diffusés dans tous les grands circuits de distribution. Des fabricants de l'alimentation conventionnelle se lancent dans l'aventure et le secteur voit se multiplier rachats et fusions. Récemment, Unilever a pris le contrôle de Go Organic, un industriel écossais spécialisé dans les pâtes à tartiner et les soupes bio. Tandis que Danone est rentré dans le capital de Stonyfield Farm, le roi du yaourt biologique aux Etats-Unis. Enfin, en Europe, le néerlandais Wessanen bâtit un véritable groupe international : il se sépare de ses marques conventionnelles comme le fromage Leerdammer pour accumuler les rachats d'entreprises bio, tel son compatriote Natudis, le français Distriborg ou encore plus récemment l'allemand Corposan. Ces mouvements de concentration s'accompagnent d'une forte augmentation de la demande consommateur. Aux Etats-Unis, le chiffre d'affaires du bio a bondi de 19 % à 5,27 milliards d'euros. D'ici à 2005, on s'attend à des taux de progression compris entre 18 et 22 %. Même explosion en Europe : selon Datamonitor, l'Allemagne affiche un CA dans ce secteur de 2,7 milliards d'euros dans le commerce de détail, juste devant la France (1,104 milliard d'euros).

Problème, les agriculteurs européens ont du mal à suivre cette demande. Pourtant, dans les pays de l'Union européenne, les champs biologiques ont vu leur surface décoller de 19 % entre 1999 et 2000. Cela ne suffit pas. Pour répondre aux besoins de blé bio, on en importe en quantité d'Australie. Mais la pénurie rend par ailleurs les risques de fraudes inévitables. Reste aussi à harmoniser les réglementations pour éviter les distorsions de concurrence. En Allemagne, le label bio certifié par l'Etat a été mis en place sur les bases de normes européennes. Des normes plus strictes qu'aux Etats-Unis où le nouveau label 100 % Organic n'exige que 70 % d'ingrédients d'origine biologique dans la composition du produit.
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Article extrait
du magazine N° 0072

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