Amazon en France: Le regard de son PDG sur le marché du livre, les investissements et la fiscalité

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Romain Voog, PDG d’Amazon France, fait le point sur les dossiers chauds du géant américain dans une interview parue ce matin dans Le Figaro. Il y aborde notamment l’engagement d’Amazon en France, sa position vis-à-vis du livre et la pression politico-fiscale dont le e-commerçant fait l’objet.

Romain Voog Amazon

Romain Voog prévient d’emblée: "Amazon se porte bien. Nous ne constatons pas vraiment d’effet [à la crise NDLR] Nos services sont bien perçus par les Français préoccupés par leur pouvoir d’achat." Dans cet entretien, il défend sa position "d’investisseur" en France: "Nous avons trois centres logistiques, ce qui représente 4.200 emplois en période d’activité maximum. Et nous en ouvrirons un quatrième avant la fin de l’année dans la région de Lille, qui emploiera jusqu’à 2.500 personnes. Amazon investit des dizaines de millions d’euros chaque année en France et crée des emplois."

Le marché du livre

La question du livre, secteur où Amazon est taxé de "dumping" par la ministre de la culture Aurélie Filippetti, Romain Voog présente l’autre face de son bilan: "Environ 10.000 PME, dont un millier de libraires, vendent sur notre place de marché et exportent grâce à Amazon. Nous faisons travailler le commerce local, le BTP. En amont et en aval de nos activités, nous sous-traitons à de nombreuses entreprises. Nous sommes par exemple l’un des premiers partenaires de La Poste." Plus précisément sur le sujet du livre, il confirme travailler avec les éditeurs et non contre: "La numérisation des titres se poursuit et s’accélère de façon mécanique. Aujourd’hui, toutes les nouveautés sont systématiquement digitalisées. La montée en puissance du numérique n’est qu’une question de temps. Il faut continuer à enrichir les contenus. Mais les clients ont une très forte sensibilité aux prix. Ils attendent qu’un livre électronique soit moins cher de 10% à 30% par rapport à un livre papier." On y apprend par ailleurs que 70% des ventes de livres sont réalisées avec des ouvrages publiés plus d’un an avant leur vente et qu’Amazon propose 660.000 titres sur son site.

Le point chaud de la fiscalité

Autre sujet chaud pour Amazon, celui de la fiscalité. Entre le rapport Lescure qui propose la mise en place d’une taxe sur la vente des smartphones et tablettes et Bercy qui demande le paiement de 200 millions d’euros au titre d’arriérés d’impôts, Romain Voog a quelques dossiers sensibles à traiter. Il confirme les pertes d’Amazon au niveau mondial et avoir "collecté et reversé plus de 150 millions d’euros en 2012" au titre de la TVA.

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